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J’entends un peu de bruit qui semble venir de la salle de bain. Je suis réveillée mais je garde les yeux fermés, je ne veux pas croiser son regard lorsqu’il partira. Je n’ai jamais aimé ça. Ce regard stupide que les garçons se trimballent dans ces moments là. Comme si on attendait forcément quelque chose de leur part. C’est fou comme parfois ils peuvent se monter la tête, croire à leur propre mirage. Se donner l’importance qu’ils n’ont pas, et qu’ils n’auront jamais. Ils ne sont rien, si ce n’est un coup de rein passé minuit, avec quelques étreintes au sol en prime, histoire d’enjoliver le romantisme.

Mais peut-être est-ce ma faute, lorsque je les laisse me bercer avec leurs sérénades. Laisser courir, deux trois longueurs d’avance, même si je sais comment tout ce cinéma va se finir. Je ne sais pas dire non, mais j’aime les voir faire le beau. Ils m’amusent comme ces clébard qui danse sur leurs deux pattes arrières. Là, à montrer qu’ils sont les plus intelligents, et les plus drôles et les plus merveilleux sans réaliser qu’en vérité ils sont juste là pour combler le vide. Le strip d’une vie perpétuelle. Des jours qui se couchent, des nuits qui se lèvent. Et puis ce con plutôt bien joli qui parle qui parle qui parle, alors que je ne pense qu’aux choses qu’on fera deux heures plus tard…