BETTER THAN SEX _ [culture slut]

i used to do drugs, but don't tell anyone or it will ruin my image

LOST&FOUND | POLYPHONIC PROSTITUTE | DRUGSTORE COWBOY | HOLLYWOOD STRIP

07.11.09

death in wonderland

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Ces dernières semaines, je me suis faite plutôt rare. Peut-être parce que j'avais plus envie de vivre les choses que d'en parler pendant des heures. Et je reviens ici, avec l'impression dégueulasse de pas avoir fait ce qu'il fallait. D'ordinaire, j'emmerde ce que je pense, mais là, c'est différent. Crispée, silencieuse. Noyée dans son regard alors qu'elle n'attendait qu'un truc, que je l'ouvre, sans le moindre calme. Que je lui gerbe dans la gueule ma morale à deux balles et qu'on en reste là. Mais au lieu de ça, je suis restée assise et j'ai allumé une cigarette sans me soucier de lui coller le cancer parce que de toute manière, elle va crever, c'est les docteurs qui l'ont dit à son père. Plus qu'une question de temps, ça lui ronge déjà le bide d'avoir trop vécu à la petite. Elle se balance sur elle même, essaie d'articuler quelque chose mais sa machoire est sclérosée, tout autant que sa cervelle foutue en bouillie par l'héroine. Je la regarde et pendant un instant j'essaie de revoir ma môme du ce2. Celle qui portait toujours ses jolies petites jupes plissés et ses souliers vernis. Mais rien à faire, ça se brouille en ombre humaine, froide et laide. Les joues creusées et les mains qui tremblent alors qu'il fait une chaleur à tomber. Perdue dans un fute qui pue le rance, elle jure dans le décors de cette chambre qui, il n'y a pas si longtemps, abritait encore une petite fille et ses poupées Barbie. Une petite fille qu'on s'est chargée de piétiner jusqu'au sang et qui en garde les stigmates. Je descends et regarde les murs qui ne m'ont jamais parus aussi vides. Sa mère, dans le canapé, est amorphe devant la télé qu'elle ne regarde même pas. Les images crachent les seuls sons qui tendent à rendre l'endroit un tant soi peu vivant. Je me dirige vers la cuisine et je prends un verre d'eau, pour elle. Gestes précis, et lents. Comme si je voulais que ce moment dure toujours. Sans avoir à l'affronter une nouvelle fois. Cette chose qu'on ne peut combattre. La der des ders qu'on s'était juré, mais sans cesse à tes basques. Ca te poursuit toute cette merde et t'y peut rien. Même plus la force de pleurer, même plus la force de regarder les choses en face. Oublier autant qu'on peut, et attendre, une heure, un jour, aussi longtemps que possible. Qu'elle lâche son dernier souffle, et rentrer chez soi.

Et puis lui en vouloir, lui en vouloir de vous infliger ça. Lui en vouloir de pas y avoir penser, lui en vouloir de partir comme ça, à la dérobée. Lui en vouloir de te rendre aussi conne, lui en vouloir de te rendre si impuissante face à tout ça. Lui en vouloir de tout, même si dans le fond, elle ne t'avait pas menti lorsqu'elle disait qu'un jour, elle s'en irait pour de vrai. Lui en vouloir alors qu'il n'y a aucune raison valable, juste la trouille grandissante de te replonger là-dedans. Impression de déjà vu, semblable, palpable, reconnaissable. Une erreur, une putain d'erreur.

Je laisse tomber le verre, il se brise. Je regarde les morceaux mais ne les ramassent pas. C'est trop tard, je pense. Personne les ramassera. Plus jamais.

jackson c frank . milk and honey

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 04:56 PM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - MAILBOX [#]

25.10.09

because i can

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Joyeux anniversaire à Katy Perry! Et à moi aussi, accessoirement. Même si 22 ans, ça me fait bader sévère. J'aime pas les anniversaires, alors je déprime avec du Trailer Trash Tracys ou du Warpaint. Je bouffe beaucoup de chocolat, ravale ma fierté par la même occasion. J'ai fait un putain de découpage dans ma vie, ou comment pas rater la en dix points assez précis. Super sérieuse, avec de la couleur, bien clair. Le genre de liste que tu fous dans un tiroir direct à la première embrouille mais, elle est là, attendant que je dégomme les promesses point par point, un peu fébrile.

Dehors il fait déjà noir et j'ai horreur de ça. Tellement je veux du soleil qui innonde la pièce, là, à cet instant précis. C'est que j'aime me plaindre, m'étouffer toujours un peu plus sous un flot de paroles sans fond ni forme. Tellement plus facile, tellement plus simple. Tellement récurrent, rassurant. Les surprises m'angoissent, me foutent le vertige. Pourtant, aujourd'hui, j'ai pas aboyé. Même que j'ai pris l'air, que j'ai souris à des gens. Je me suis arrêtée, j'ai parlé. Comme avant, comme à l'époque où on ne me regardait pas de travers. Peut-être que j'ai un peu chialé, mais alors discret. C'est qu'il faut bien finir par encaisser, et avec le sourire. Pendant longtemps, je comprenais pas ces personnes qui se cachaient derrière un visage pré-fabriqué. Une panoplie de masques, qu'on sortait quand c'était le moment opportun. Cet après-midi, j'ai été l'une d'entres elles. Et j'ai fini par m'oublier. Et je me demande, après tout ce temps, si c'était pas eux, qui avaient raison, finalement.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 07:40 PM - 002: LOST AND FOUND - MAILBOX [#]

18.10.09

saints and sinners

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J'ai vraiment un truc avec les cigarettes et les fake bad girls, ça devrait relever de la psychanalyse un bordel pareil.

Il fait super froid et j'ai la crève. Quand je suis comme ça, j'ai souvent tendance à me bourrer d'aspirine, ce qui me rend ultra cosmique la nuit. Je me souviens de tous mes rêves et c'est fou de voir à quel point je peux être créative.

Je cleane un peu la maison, prends quelques minutes rien que pour moi. Je pense beaucoup à l'année prochaine, déjà. Comment je vais quitter mes repères, pour m'en fabriquer de nouveaux. Je cleane au sens propre comme au sens figuré. Je lisse ma vie, la répare. J'aime bien ce sentiment là, celui où tu contrôles tout, après des années de brouillard. J'avais oublié cette faculté que je pouvais avoir de tout bien savoir remettre en ordre, même quand ça sombrait dans le dark. Remplacer, trier, jeter. Du grand vide, pas mal de neuf. Se poser et grandir, enfin.

Même plus de phase maniaco depressive, à frôler l'insuportable. Plus de salto arrière sur le fil, sans rien en dessous. Je me sens niaise, un peu gamine sur les bords. Pas pour me déplaire. Léger flottement, calme, doux. L'impression de vivre, que c'est là, que ça se touche du doigt. Qu'on va finir par tous les baiser bien profond, avec grand sourire sur la face. C'est qu'à une époque lointaine, j'étais vachement bonasse pour ce genre de trucs. Sans déconner. Allumer pour mieux faire crever.

J'apprends aussi en super décalage (oh ça va hein) que Pete a été hospitalisé pour un peu de crachouille (ta mère t'avait dit de pas autant fumer) mais que là ça va mieux, alors donc je respire, même si l'article d'Eudeline dans Grazia le fait quand même passer pour un sacré connard (mais c'est bien connu, toutes les filles aiment les connards). C'est ainsi, y a des gens que je trouve systématiquement classe, que ce soit le gosse allure bright, tête de premier à l'école, ou encore la pute à la bouche qui vogue sur la face - gore quand même (cf. photo çi dessus).

Sur ce, je vais aller bosser un peu, ou alors regarder Tales From The Crypt.

the big pink . velvet

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 02:06 PM - 002: LOST AND FOUND - MAILBOX [#]

29.09.09

like fidel castro locked cuba

Pop_05

Quand je vois ce qui se fait cette saison, je m'estime heureuse de ne pas vivre à New York.
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...et encore moins à Londres.
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(et je vous parle même pas des accessoires-dvds-cds-livres, surtout pas de ça d'ailleurs).

Parce que là, je finirais sans le sou et white trash, perdue en pleine brousse du Nevada dans un camping car rouillé.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 08:30 PM - MAILBOX [#]

the young and the restless

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Je veux des patins à roulettes. Des patins à roulettes comme ça. Vieilles, et sales. Et un peu gamine sur les bords. C'est ma lubie du moment. Des patins à roulettes alors que plus personne se balade avec ses saloperies aux pieds. C'est peut-être du au fait que j'en ai jamais eu, étant petite. Alors maintenant j'en veux. Pour que ça aille avec mon baladeur cassette jaune.

Café noir à la terrasse. Lunettes de soleil vissées sur le nez et blazer manches 3/4. Aude me rejoint. Des années sans l'avoir vu. Elle se ramène. Grande, élégante, élancée. Une beauté pas vraiment conventionnelle. Froide, blonde, scandinave. Si elle était pas aussi fun, sans doute que je la détesterais de toute mes tripes. On parle de magazines, trucs de filles. Comment on s'emmerde en soirée maintenant et pourquoi cette fille qui traverse la rue est forcément psychorigide. Elle me raconte qu'elle veut devenir lesbienne, juste pour pouvoir se taper Sasha Grey et puis que là, elle est grave vénère d'apprendre que son frère, ce héros, réhabilité depuis peu dans le porno va sans doute la gang banger d'ici quelques mois. J'acquiesce, surtout que son bro, il est moche. 15H36, on veut donc se faire greffer un pénis.

Elle commence alors à attaquer le sujet sensible, dans son genre qui la caractérise si bien. Grossière et pas crédible dans l'amie qui vous veut du bien. Elle me demande si j'ai réfléchi à tout ce bordel, si je compte donner une réponse, là, maintenant, tout de suite.Je lui raconte l'histoire du coup de fil. Comment j'ai déconné, à 2h du matin. Et puis surtout comment il m'en a pas tenu rigueur, et qu'il m'a répondu, dans les vapes, que même si je lui tendais un flingue en plein entre les deux yeux, il reposerait la même question, sans la moindre hésitation. C'est qu'il est fort, c'est qu'il a peur de rien, c'est qu'il est pas du tout comme moi. Je sais pas d'où ça lui vient, cette façon d'être aussi calme, même quand je lui colle dans la gueule tout ce que je suis, pour de vrai. Comment il est foutu de mesurer les dégâts engendrés dans mon crâne et de pas s'enfuir en courant. Je crois qu'il m'aime et que moi pas vraiment. Et je trouve ça injuste et dégueulasse. Un prince charmant, avec le sourire bright. Et fallait que ça tombe sur ma gueule. Et ça me déstabilise, que ça en crève dans la poitrine. Pas prête pour ça, même pas un petit peu. Y en a qui sont douées pour ça, et d'autres non. Des fois, j'aurais aimé être de ce genre là. Capable de trouver les mots justes ou la bonne robe.

C'est que je veux que tout le monde soit comme moi, triste et malheureux. Alors, quand j'en ai l'occasion, j'essaie de les rendre aussi triste et malheureux. Peut-être pour me rassurer, peut-être pour me persuader qu'il n'y a pas de quoi baliser. Que je suis pas toute seule dans la même galère. Egoiste.

Un peu sonnée, je rentre chez moi en utilisant des détours de malade. Pas pressée de rentrer. Jamais. Je marche sur les rebords de trottoir, comme une gosse. Pas une voiture, pas une âme. Seule, complétement seule.

bang gang . the world is gray

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 12:05 AM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - MAILBOX [#]

25.09.09

some velvet morning

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Aujourd'hui j'udpate que dalle. Enfin si, j'update quand même, mais sans updater. Juste que je viens de tomber sur cette photo là et que je pouvais pas me résoudre à la laisser pourrir dans mes dossiers.

C'est pas la joie, c'est chiant à crever. J'écoute Slowdive et j'ai l'impression que je vais mourir. Tellement pas motivé, j'ai pondu dix pages, là comme ça dans ta gueule et ça m'a tellement foutu à plat que toute la boîte de dafalgan y est passé. Genre j'ai forcément eu de la fièvre pour rentrer dans une transe pareil. J'ai relu le tout à l'instant, et j'ai chialé sans raison. Et là j'ai envie d'écrire vite et mal. Et je m'en fous si ça veut rien dire, je m'en fous si c'est pas certifié Larousse-Bescherelle-Grammaire 6e.C'est que j'ai décidé de tout boucler en trois jours (la mort, quoi) et j'ai même pas peur, bordel.

Et puis Maxine a regardé pour moi dans sa fausse boule de crystale achetée dix balles dans une boutique de merde à New York mais qu'il faut pas croire, elle a la classe internationale, qu'entre Pete et moi, ça allait le faire, surtout après la reconnaissance de mon bouquin comme oeuvre générationelle (d'où mon côté supra excessif de ce matin. J'assume). Maxine, I LOVE YOU même si je te conseille d'arrêter de jouer à la voyante après avoir descendu  trop de cocktails tue la mort. Mais ça m'a foutu de bonne humeur malgré tout. Merci.

Je retourne donc à ce connard de manuscrit. A dans trois jours, sauf si je claque avant.

BYE BYE BIRDIES.

slowdive . ballad of sister sue

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 11:56 AM - 002: LOST AND FOUND - MAILBOX [#]



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