I WANT MY KATE MOSS _ [culture slut]

230519

drop your socks and grab your mini boom box

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Je dis souvent que j'aime ne rien foutre mais traîner sur internet, autant que tu veux pour chercher des photos, alors là, bordel je suis la première. Mon ancien boss à la direction artistique savait que je pouvais lui ressortir tous les shootings dont il avait besoin plus vite que pinterest. C'est mon seul intérêt véritable à vrai dire. J'ai dans la tête une banque d'images, tous les clichés de Von Unwerth rangés par ordre chronologique. Je peux te dire à quelle date telle photo aura été tirée. C'est pas une histoire de talent, juste une histoire de savoir. Un savoir qui se perpétue à l'infini. Toute cette connerie, elle est juste cyclique, avec le coup d'avance en prime. "Je sais déjà ce que les gens voudront voir l'année prochaine", il me disait. J'ai claqué la porte parce que j'aime bien l'idée que les gens aillent à contre sens des avis de mecs dans son genre. Je suis une grande naive, je me dis bien qu'on finira par retrouver un peu de créativité pure, casser la machine. Je voudrais bien rencontrer quelqu'un comme ça, un jour.

J'écoute en boucle Kylie Minogue. X est un disque beaucoup trop sous estimé. Je me dis qu'elle est la seule artiste que j'ai envie de voir en concert. Elle a toujours cette mesure dans la démesure, cette classe dans le kitsch, cette émotion dans le froid. Je repense à Confide in me, ma cathédrale pop. Ce titre est une symphonie, n'essayez même pas de me contredire.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 07:30 AM - - Permalien [#]

180519

plastic loveless letter

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Dorothy Parker écrivait: "Quand une chose est finie, seul les endroits où on a souffert sont supportables. Si on retourne aux lieux de son bonheur, le cœur éclate de chagrin." Parfois, je suis heureuse de me dire que tout ce qu'on a vécu ne s'est pas passé entre les murs de Paris. J'y pensais en passant à côté d'Orsay. Tu adorais Orsay mais nous n'y sommes jamais allés. Je disais toujours "un jour prochain". C'est assez drôle comme on peut être sûr des choses. J'ai arrêté d'être sûre après toi. J'ai arrêté de croire en l'éternel, même si je savais bien, au fond de moi, que toutes les choses finissent pas craquer. Mais pas comme ça. Non. J'aurais voulu quelque chose de différent. S'il avait fallu une fin. 

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 08:01 PM - - Permalien [#]

i am that kind, living blind

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On ne parle plus vraiment de Melissa Auf Der Maur. Je me repasse pourtant assez souvent son disque de 2004. Sa connerie aura été de le sortir quasi en même temps qu'America's Sweetheart de Love. Je n'écoute jamais cet album de Love. Je sais pas si on peut vraiment écouter autre chose que Live through this de Hole. Il a été ma magie enfantine au même titre que Ray of Light de Madonna. On en faisait, de ces belles choses, par le passé. 

Je vis beaucoup dans la nostalgie d'un golden times fabriqué de toute pièce par mes soins. J'ai eu ma claque beaucoup trop tôt. Mes yeux, mes oreilles, n'ont plus jamais cessé de chercher ces atmosphères, ces tons, ces sons. Je ne peux vivre tristement que par ce biais. Tout m'ennuie depuis. Alors je décortique le vieux, m'ammenant à chercher pourquoi tous ces gens, pourquoi toutes ces histoires crâmées m'ont immédiatement fascinées. Je crois qu'il n'y a pas de réponse. Je crois juste que j'aime les grosses guitares accompagnées par des filles en petite robe de soie.

Je crois que je vais écouter Katie Jane Garside.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 03:04 PM - - Permalien [#]
140519

how do i teach my ears to hear songs without the ghosts of you inside of them?



On ne peut pas toujours être bon. On ne peut pas toujours être ce que les autres attendent de vous. On en a attendu beaucoup, venant de moi, mais je suis quelqu'un d'assez égoiste, somme toute, je donne le minimum syndical. A vrai dire, tout donner est une aberation dans la machine. On ne peut pas tout donner, on le voit bien, les gens ont peur de leur propre ombre, alors celles des autres... 

J'aime bien mes failles, elles font ce que je suis. Un ensemble assez disparate et paradoxal. Je n'aime pas l'idée d'une ligne fixe et de s'y tenir. Celles et ceux qui nous balourdent de la perfection à perte de vue ne font que mentir. Ils enrobent le laid dans de beaux habits. Tant mieux si certains si sentent bien, mais le factice ne m'a jamais fait rêver.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 09:49 AM - - Permalien [#]
120519

do ya think i'm sexy

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Les années 2000 étaient d'une laideur artistique à jamais inégalée. Même le rococo de Versailles passe pour du bon goût à côté. Avec le recul, j'aime de plus en plus cette décennie alors qu'elle ne nous a rien offert si ce n'est la pire garde robe de ce siècle. C'était l'éclosion de la pop cheap, essayant de s'affranchir des mouvements alternatifs beaucoup trop prise de tête. Sans doute pour ça qu'on s'est mis à porter des robes au dessus de nos jeans évasés savemment délavés, le tout surmonté d'un foulard à plumes et d'une coupe de cheveux passée à la javel. On était paumé. Courtney Love avait la bourgeoisie galopante tandis que Madonna chiait sur l'american dream. Ca ne pouvait pas bien se passer.

Il fait beau, j'écoute Paris Hilton. God Paris Hilton. J'ai sans doute vu toutes mes idoles punk mais cette femme, je sens encore son parfum made in baby prostitute quand elle s'est approchée de moi (même Lohan m'a pas fait cet effet, c'est pour dire). Je sais pas ce qu'a pu ressentir la petite Bernadette en voyant la Vierge mais je devais pas en être loin. Cette superficialité rose bonbon qu'on faisait passer pour de la bêtise pure. Grosse friquée ignorant tout du monde qui l'entoure. Ca pensait que ça allait réussir à maitriser des gamines stupides et c'est vrai, qui aurait cru qu'elles allaient finir la décennie en doigt d'honneur après avoir raflé les biftons. J'aime Hilton pour avoir crée des monstres en Louboutin. Certaines se sont perdues en chemin, d'autres se sont trouvées. Can't be tamed, ect.  

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 12:09 PM - - Permalien [#]
110519

between the drinks and the subtle things

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J'avais oublié mon rituel du matin. Ecrire quelques mots, histoire de décrasser l'ensemble. J'aimais beaucoup écrire dans mon acien appartement. Un léger rayon de soleil venait inonder mon bureau. Le soleil m'aide pour écrire. Pourtant, je ne me sens bien qu'en automne et en hiver. Entendre le crépitement du feu et la pluie claquer contre les vitres. Et puis j'aime avoir un peu froid, pour pouvoir me réfugier sous mon plaid.

L'été arrive et je suis un peu triste. C'est une période de l'année où la nostalgie m'est difficile. L'atmoshpère est trop lourde, la chaleur me pèse. J'ai le sentiment d'un grand vide, où il n'y a rien à faire à part aller à la plage. Je hais la plage. Je pense que je vais partir me réfugier cet été dans la cabane de mon oncle dans les Carpates, au milieu des arbres, à l'ombre du reste du monde. La solitude, un thé et ma machine à écrire. Je ne sais pas s'il en faut plus pour me rendre heureuse, en vérité. 

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 12:36 PM - - Permalien [#]