I WANT MY KATE MOSS _ [culture slut]

i used to do drugs, but don't tell anyone or it will ruin my image

250311

THIS BLOG IS DEAD

WRITTEN BY ROCKCHIX - 01:10 AM - [#]

130211

demolition girl

23

Je n'ai jamais compris mon attirance pour les taudis où vivent des gens cassés. Des sortes de Bukowski, encore plus puants, avec un air de Fante. Une baraque moche et vieille à Venice. Mon petit coin de paradis à Bunker Hill. Le matelas collé sur le sol, les fenêtres déglingués. La gamelle déposée sur un coin de table, bouffée par les vers grouillants sur ce tas de viande décomposé. Mon père n'aimait pas trop ce que j'étais. Une fille, ça se coiffe et ça porte de jolies robes, à ce qui parait. Il me racontait que ça disait bonjour et merci, et que parfois ça souriait, au cas où tout s'échapperait. Mais moi, j'étais pas de ce genre là. Moi, je montrais les crocs. Je montrais les crocs comme un clebard atteint de la rage. Je montrais les crocs pour qu'on passe son chemin. Qu'on ne s'arrête jamais et qu'on m'oublie. Je montrais les crocs pour pas qu'on voit, pour pas qu'on devine. Je n'avais que ça. Une force qui n'était en vérité que de la lâcheté. Celle là même que je tentais de cacher. La lâcheté de ne pas avoir le cran de me regarder en face. Par peur de n'y trouver que du vide. De l'esbroufe jeté à la gueule du monde mais rien à en tirer.

Et puis un jour j'ai démoli la cloison. Celle qui m'empêchait de respirer. J'y suis allée à coup de poings dans le coeur, et tout s'est effondré.

WRITTEN BY ROCKCHIX - 11:10 PM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - [#]

290111

no picture please

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See what i mean, uh? A propos des gueules délabrées qu'on s'était jurés de plus niquer. Les bouteilles à n'en plus finir et ta bouche qui pue tes soirées baisées. Marcher jusqu'au bar avec de l'assurance au rabais et tes talons cassées. L'air de rien, les yeux gonflés par la frime et le bordel qui te crame. T'es déjà morte et tu te marres. Là, au loin, on te regarde et ça n'hésite pas à refaire le portrait. Quand ça cause dans ton dos et que tu te mets à chialer. Tu t'enfermes dans les chiottes en priant pour que personne vienne jamais t'y chercher. Et puis terminer à terre sur le lino froid, le khôl qui te coule le long des joues au milieu de mômes que tu connais pas.

Attendre un taxi et grimper dedans histoire que ça t'emmène là où tu n'es pas. Fumer tes clopes comme si ta vie en dépendait en regardant les lumières qui défilent sous tes yeux blasés. Et pourtant, s'accrocher si fort à tes rêves que tu n'as jamais mérité. T'as pas encore 20 piges et tu crèves dans un wonderland en toc que t'as dessiné toi même. Et déjà tu t'asphyxies à coup de je t'aime. Enlisée dans ton passé y a encore ses mots qui raisonnent à la nuit tombé. Et quand tu t'écroules tu peux sentir ses bras qui tentent de te rattraper. Tu t'es fini avant d'avoir commencé. Et dans le silence, tu n'es rien d'autre que le néant. Quand tout s'oublie et toi aussi.

archives: 06.10.07

WRITTEN BY ROCKCHIX - 01:58 PM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - [#]

wild horses

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When people say there is too much violence in my books, what they are saying is there is too much reality in life.
-JOYCE CAROL OATES-

WRITTEN BY ROCKCHIX - 01:55 PM - 002: LOST AND FOUND - [#]

sleazebag

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Tout ça. Grâce illusoire. Dégueuler tripes et boyaux en se disant que tout ira mal. S'affranchir dans le vague de ce qui reste et se demander si ça suffira. Coke baby coke pendant qu'il en est encore temps. On sait jamais ce qui pourrait arriver. Dans le doute tu t'écorcherais des promesses que t'as pas su tenir et qui ne cessent de t'égorger. Siffler l'air qui passe et se sentir partir toujours un peu plus. Au final c'est pas ce à quoi tu t'attendais mais c'est la seule chose qu'on a été capable de te donner. Comme ça, sans avoir rien demander. Les autres qui se marrent alors que tu restes là. A t'ignorer pendant que le monde continue de tourner sans toi. Y a plus personne à l'autre bout du fil mais c'est tellement peu quand t'y regardes de près. Et tu fais des ronds de fumée en clopant les dernières cigarettes à crève pour mieux oublier. Oublier ce truc au creux du bide qui te bouffe tes derniers instants de beauté.

Hell for free que c'était marqué à l'entrée. Mais c'était pas le genre de truc à t'effrayer. T'es monté dans sa bagnole pourri qui t'as emmené direct sur la lost highway. Les cheveux dans le vent et tes sunglasses en toc, t'avais pas l'âge pour ça mais qu'est-ce qu'on en avait à foutre? Sans eux t'avais déjà choisi de t'en aller. Et les autres qui attendaient sur le trottoir qu'on vienne les chercher. Mais il me semble que tu t'es jamais arrêté. Personne pour retenir, c'était rien qu'entre toi et moi, sauf que je crois que t'étais déjà plus là. Et tu me répétais sans cesse que c'était pas la peine de pleurer. Qu'un jour prochain, tout s'arrangerait. Dis le que tu m'as jamais aimé. Ne serait-ce qu'un tout petit peu. Pour faire comme si rien n'avait existé.

archives: 26.07.07

WRITTEN BY ROCKCHIX - 01:45 PM - 002: LOST AND FOUND - [#]

show me your tits and i'll give you a fag

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Dans le fond c'était pas pour rassurer mais t'avais plus que ça. La dégueule des beaux jours qui te cramait la bouche dès que tu crachais pas droit. T'en foutais plein les miches en claquant du talon à chacun de tes pas. Parce que quoi que tu faisais ça m'impressionnait pas. Et ça te bouffait de voir rien qu'une môme t'en ramener plein la tronche pour pas un rond. La tête qui se fracasse en cent sur l'asphalt brûlant et qui te fait crever alors que t'avais rien demandé. C'était crade sous tes doigts de minable à la ramasse et tu le savais. Pourtant t'as jamais baissé les yeux quand on regardait. Même que des fois, tu foutais des torgnoles à ceux qui t'aimaient. Et t'en chialais ton âme de toutes ces putes que tu baisais.

Un jour, t'es venu me voir en me demandant de te pardonner. Tu m'as dit des mots que j'avais pas entendu depuis une éternité. La tremblote dans la voix t'as pas fait comme si de rien n'était. Je suis restée là à contempler ta gueule que j'avais fini par détester. Celle qui avait voulu faire de moi ce que je n'étais pas. A m'en toquer le bide contre le carrelage froid. Parce que t'en clamsais dans le silence de n'être que toi.

archives: 30.06.07

WRITTEN BY ROCKCHIX - 01:43 PM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - [#]


Fin »