I WANT MY KATE MOSS _ [culture slut]

i used to do drugs, but don't tell anyone or it will ruin my image

260714

we are the lost boys and girls club

Je suis clairement en passe de tomber amoureuse de cette chanson. Mais quel dommage d'en avoir fait un clip aussi laid.

Sur ces bonnes paroles, bonne nuit!

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 01:26 AM - 002: LOST AND FOUND - Permalien [#]

250714

where are you, sister?

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Je crois qu'aucune autre écrivaine ne m'a donné autant envie d'écrire que Kathy Acker. Pas seulement pour ses cheveux courts et ses lèvres très rouges. Mais juste pour cette phrase lue alors que je n'étais qu'une adolescente. "I want you to fuck me, i want you to fuck me twice". Ecrire ce genre de choses, en étant une femme avec des lèvres très rouges, on s'en rend pas compte, mais à quinze ans, ça fout une claque.

J'ai repensé à ça en voyant le slut shaming qu'une émission télé orchestre avec brio autour d'une petite blonde.

Je crois qu'on a vraiment besoin d'une nouvelle Kathy Acker.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 10:27 AM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - Permalien [#]

one of these mornings

2-100

Soleil, fenêtre ouverte sur les fleurs du jardin. Au loin juste le silence. Scarlett chante summertime tandis que je me ressers un thé. Ma mère m'a offert un nouveau jeu de cartes. Il parait que ça me calme, de tirer les cartes. C'est pas que je suis sans cesse furieuse en ce moment, mais presque. Ca coincide avec ma décision d'arrêter d'être triste. Au moins, quand t'es furieuse, tu te sens pas comme une débile de bestiole sur le dos, incapable de se retourner. Furieuse, c'est plus viable qu'en larmes. Après, je pourrais toujours alterner, un jour larmes, un jour grosse connasse, mais au lieu de ça, je tire les cartes sans arrêt, ou plutôt, jusqu'à ce que je tombe sur un tirage qui me va.

Et puis je lis. Beaucoup. Comme si je cherchais à en extraire quelque chose. Une vérité, le comment du pourquoi, je sais pas très bien au final. Mais ça m'ammène toujours à cleaner la baraque. Effacer les traces, lisser les surfaces, réparer des trucs, et à la fin, s'asseoir au milieu d'une pièce impeccable. De l'ordre dehors comme dedans. Et profiter du calme, avant le prochain orage.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 12:20 AM - 002: LOST AND FOUND - Permalien [#]

220714

too true to be good

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OH I NEED YOUR BEDROOM EYES

J'ai découvert ce matin que la plateforme 20six avait rendu les armes. Sensation étrange que de voir partir en fumée près d'une centaine de notes que j'avais laissée derrière moi. Beacoup de mauvais comme beaucoup de bon. De jolies souvenirs, de jolies rencontres. Une page qui se tourne un peu malgré soi. 

Réveil léger. Un peu gris quand même mais on fera avec aujourd'hui. Dum dum girls dans le jukebox, je danse, égérie 60s. Le thé refroidit tandis que je laisse mes pensées vagabonder. 

On va essayer de pas trop saloper cette journée...

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 10:08 AM - 002: LOST AND FOUND - Permalien [#]

210714

here with me

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Il y a des jours comme ça où j'aimerais juste disparaitre de la surface de la terre. Ne plus avoir à subir ni à ressentir quoi que soit. Je crois que je deviens de moins en moins téméraire, allez savoir, avec l'âge, on prend plus facilement conscience des merdes qui sont sur le point de débouler. Mettre en pause, foutre le temps en suspend. Ne plus avoir à parler, ne plus avoir à écouter. Une histoire entre toi et le silence. 

Je rêve de fuite. Prendre la tengente à Tijuana. Boire beaucoup d'alcool, puis m'écrouler dans un hôtel miteux à dix billets le lit défoncé. Je rêve crasse et glauque, tristesse en filigrane. Rien ni personne pour retenir, juste m'accompagner, à prendre ou à laisser. Je veux la vie malmenée, oubliée. Celle qui s'écrit et s'efface à l'infini. Mais au lieu de ça, je n'ai que la fumée de ma cigarette et mes larmes, tandis que les étoiles crâment au loin dans la nuit noire.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 11:20 PM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - Permalien [#]

060714

lovers from the stars

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[reddit] Vous savez, je l’ai connu, votre gaillard. Déjà à l’époque, il ne parlait que de vous. Pour moi, c’était qu’une amourette de gosse, un truc pas sérieux. Jusqu’à ce jour où il était chez moi. Je le revois, assis à la table de ma cuisine, comme si c’était hier. Je lui ai dit “Petit, qu’est-ce qui te fait croire que c’est la bonne? T’as encore l’âge que ta mère te brosse les dents”. Et il a posé sa tartine de nutella sur son assiette, calmement, et il m’a regardé droit dans les yeux, puis il m’a répondu: “C’est mon amoureuse, parce que c’est la fille la plus courage du monde entier. Elle a peur de rien ni de personne. Je sais que si les montagnes s’écroulaient, que si les mers se déchaînaient, que si les vents nous emportaient, elle serait là pour me protéger. Parce que l’amour, c’est pas emmener une fille dans sa chambre pour lui faire un bisou, ou lui tenir la main pendant un dessin animé. Elle est pas comme les autres. Et je dis pas ça parce que je l’aime, mais parce qu’elle est vraiment différente. Et des filles comme ça, faut pas les perdre, sinon après, on a plus que nos yeux pour pleurer et moi je veux pas la regretter parce que j’aurais été trop bête pour pas l’avoir réalisé.” A même pas dix ans, il avait tout compris. Ca m’avait scié les jambes, quelque chose de bien. Quand je revois défiler ma vie, je réalise que j’en ai connu, des gourdes à beaux seins. Des chouineuses aux mous d’enfants qui passaient leur temps à rire et à danser.  Je trouvais ça splendide alors qu’avec le recul, ce n’étaient que de ravissantes idiotes qui pensaient posséder la vie alors qu’elles n’y comprenaient rien. Elles étaient là, avec leurs costumes d’apparats, à me soûler de paroles à propos de livres qu’elles avaient vaguement lu et à se donner de grands airs sur des problèmes politiques dont elles ignoraient tout. On est con, quand on est jeune. On croit qu’un cul, c’est le signal donné à notre coeur pour nous faire chavirer et on se laisse berner pour le reste. On se fourre bien le doigt dans l’oeil. Et j’avais beau me persuader à chaque fois que c’était de l’amour, aucune d’entre elle ne m’a impressionné comme vous l’avez impressionné. Un gamin malin. Très malin. Pourtant j’en avais rencontré une, de petite nénette dans votre genre. Un sacré beau brin de fille. Pas plus grande que vous, une taille bien dessinée comme la vôtre. Brillante, drôle, discrète, et ce regard qui vous pétrifiait d’un battement de cils. Et j’ai rien fait. Et vous savez ce qu’elle est devenue? Elle a épousé un mec chanceux.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 10:26 AM - 002: LOST AND FOUND - Permalien [#]


Fin »