I WANT MY KATE MOSS _ [culture slut]

i used to do drugs, but don't tell anyone or it will ruin my image

220714

too true to be good

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OH I NEED YOUR BEDROOM EYES

J'ai découvert ce matin que la plateforme 20six avait rendu les armes. Sensation étrange que de voir partir en fumée près d'une centaine de notes que j'avais laissée derrière moi. Beacoup de mauvais comme beaucoup de bon. De jolies souvenirs, de jolies rencontres. Une page qui se tourne un peu malgré soi. 

Réveil léger. Un peu gris quand même mais on fera avec aujourd'hui. Dum dum girls dans le jukebox, je danse, égérie 60s. Le thé refroidit tandis que je laisse mes pensées vagabonder. 

On va essayer de pas trop saloper cette journée...

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 10:08 AM - 002: LOST AND FOUND - Permalien [#]

210714

here with me

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Il y a des jours comme ça où j'aimerais juste disparaitre de la surface de la terre. Ne plus avoir à subir ni à ressentir quoi que soit. Je crois que je deviens de moins en moins téméraire, allez savoir, avec l'âge, on prend plus facilement conscience des merdes qui sont sur le point de débouler. Mettre en pause, foutre le temps en suspend. Ne plus avoir à parler, ne plus avoir à écouter. Une histoire entre toi et le silence. 

Je rêve de fuite. Prendre la tengente à Tijuana. Boire beaucoup d'alcool, puis m'écrouler dans un hôtel miteux à dix billets le lit défoncé. Je rêve crasse et glauque, tristesse en filigrane. Rien ni personne pour retenir, juste m'accompagner, à prendre ou à laisser. Je veux la vie malmenée, oubliée. Celle qui s'écrit et s'efface à l'infini. Mais au lieu de ça, je n'ai que la fumée de ma cigarette et mes larmes, tandis que les étoiles crâment au loin dans la nuit noire.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 11:20 PM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - Permalien [#]

060714

lovers from the stars

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[reddit] Vous savez, je l’ai connu, votre gaillard. Déjà à l’époque, il ne parlait que de vous. Pour moi, c’était qu’une amourette de gosse, un truc pas sérieux. Jusqu’à ce jour où il était chez moi. Je le revois, assis à la table de ma cuisine, comme si c’était hier. Je lui ai dit “Petit, qu’est-ce qui te fait croire que c’est la bonne? T’as encore l’âge que ta mère te brosse les dents”. Et il a posé sa tartine de nutella sur son assiette, calmement, et il m’a regardé droit dans les yeux, puis il m’a répondu: “C’est mon amoureuse, parce que c’est la fille la plus courage du monde entier. Elle a peur de rien ni de personne. Je sais que si les montagnes s’écroulaient, que si les mers se déchaînaient, que si les vents nous emportaient, elle serait là pour me protéger. Parce que l’amour, c’est pas emmener une fille dans sa chambre pour lui faire un bisou, ou lui tenir la main pendant un dessin animé. Elle est pas comme les autres. Et je dis pas ça parce que je l’aime, mais parce qu’elle est vraiment différente. Et des filles comme ça, faut pas les perdre, sinon après, on a plus que nos yeux pour pleurer et moi je veux pas la regretter parce que j’aurais été trop bête pour pas l’avoir réalisé.” A même pas dix ans, il avait tout compris. Ca m’avait scié les jambes, quelque chose de bien. Quand je revois défiler ma vie, je réalise que j’en ai connu, des gourdes à beaux seins. Des chouineuses aux mous d’enfants qui passaient leur temps à rire et à danser.  Je trouvais ça splendide alors qu’avec le recul, ce n’étaient que de ravissantes idiotes qui pensaient posséder la vie alors qu’elles n’y comprenaient rien. Elles étaient là, avec leurs costumes d’apparats, à me soûler de paroles à propos de livres qu’elles avaient vaguement lu et à se donner de grands airs sur des problèmes politiques dont elles ignoraient tout. On est con, quand on est jeune. On croit qu’un cul, c’est le signal donné à notre coeur pour nous faire chavirer et on se laisse berner pour le reste. On se fourre bien le doigt dans l’oeil. Et j’avais beau me persuader à chaque fois que c’était de l’amour, aucune d’entre elle ne m’a impressionné comme vous l’avez impressionné. Un gamin malin. Très malin. Pourtant j’en avais rencontré une, de petite nénette dans votre genre. Un sacré beau brin de fille. Pas plus grande que vous, une taille bien dessinée comme la vôtre. Brillante, drôle, discrète, et ce regard qui vous pétrifiait d’un battement de cils. Et j’ai rien fait. Et vous savez ce qu’elle est devenue? Elle a épousé un mec chanceux.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 10:26 AM - 002: LOST AND FOUND - Permalien [#]

the good, the bad and the queen

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Plus je prends de la gueule et plus je me rends compte que j'en ai plus rien à foutre. Je deviens imperméable à la vie, à sa banalité affligeante. J'ai compris ça sur l'escalator de Montparnasse, alors que je rejoignais la ligne 12. Un long corridor chiant, où se succèdent mille et un visages tout aussi pénibles. Je crois que j'ai fini par me laisser bouffer par ma solitude et mon aigreur, aller savoir. De toute façon, ça se voit sur ma tronche. Toute la misère du monde. On me dit, souris, t'es tellement plus jolie. Sauf que ça n'a jamais marché comme ça. Rien n'est aussi simple dans la vie, quoi qu'on en dise...

Je claque des talons sur le bitume et je longe ma rue comme si cette dernière n'allait jamais finir. Je traverse la foule comme je traverse le matin triste d'une journée éprouvante. Les yeux baissés, j'entends au loin les rires et les cris, les balbutiemments et les mots étouffés. 

Le monde ne s'arrête jamais, même quand tu es à la dérive. Les jours précieux se font rares et les moments cendres réduisent en fumée l'attente. Une poignée de minutes peut se transformer en éternité. L'Eden n'est pas prêt d'arriver. C'est dommage, j'avais préparé du thé. Des jours qui passent et qui reviennent. Toujours les mêmes.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 09:41 AM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - Permalien [#]

010714

am i that girl that you dream of?

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Au loin peut-être, revenir sous le feu des projecteurs. Je me ressers un verre, il semblerait que rien n'a changé dans mon paradis perdu. L'alcool a toujours ce même goût de larmes brûlées tandis que l'amertume me consumme. Je tente en vain de me souvenir mais le temps a déjà fait son travail. Je fixe le mur et rien, pas même les jours qui passent. Pourtant, il y a bien longtemps, une âme un peu plus parfaite que les autres me tenait la main, mais que voulez vous, ce sont toujours les meilleurs d'entres nous qui prennent la tengente plus tôt que prévu. J'aimerais bien apaiser la tempête qui secoue mon âme. Mais je ne sais par quel bout commencer. Alors je bois et j'attends ce matin qui ne viendra pas. 

J'ai eu plusieurs vies, et pourtant, je n'en retiens que du vent. Une vie avec et sans moi. Une vie avec et sans toi. J'ai eu une vie qui ne se raconte pas, j'ai eu une vie que tu n'aimerais pas. Des moments feux d'artifices et des moments coca cola. Une vie rêvée que je dessine du bout des doigts, une vie rêvée partie avec toi.

Mais les fantômes ont faim d'ivresse et moi, moi, je n'ai que ça. Je traverse les douleurs en faisant la maligne. Mes gestes suspendus, en pointillés, tout ça, tu connaissais. Comme une vieille rengaine, tu m'as vu tomber, me relever, recommencer. Cigarette roulée, tu m'as aimé pour rien et je t'en voulais. Quand ma voix était des drames, quand mes yeux étaient des larmes. Je t'en voulais de rester, je t'en voulais de ne pas m'abandonner. Quand je n'avais plus les mots, quand il n'y avais plus que moi, tu y croyais. Tu y croyais à cette fille capable de retourner les corps, capable du meilleur, qu'il pleuve ou qu'il fasse froid. Mais moi, je ne voyais rien, je ne sentais rien. Tes soubresauts d'émotions ne faisaient écho qu'aux battements sourds de mon coeur métal. Je n'ai jamais été à la hauteur de l'amour, tu aurais du pourtant le savoir. Je suis toujours plus jolie quand je suis triste.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 07:13 PM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - Permalien [#]

020514

got the muse in my head she's universal

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Je ne sais pas rester calme. Je suis tellement pourrie d'angoisses que même dans le silence le plus complet, j'arrive à me donner mal au crâne. Je dors super mal et j'empile les insomnies comme les paquets de clopes vides. Odeur de tabac froid tout autour de moi, une pile de livres qui trainent et quelques merdes dont je devrais penser à me débarasser. Décor rassurant des vieux jours que j'avais laissé filer. On reprend les vieilles habitudes et les choses se remettent doucement à leur place. Pour le pire comme pour le meilleur, je grille le temps entre deux crises lâchés dans le vide. Elliott Smith résonne dans la pièce, paisible. Un moment d'incalmie. Mais pas pour longtemps. Je ne sais plus trop ce qu'il me faut. Mais je crois que je ne l'ai jamais vraiment su. Here in line where stupid shit collides with dying shooting stars. All we got to show what we really are is the same kind of scars...

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 01:02 AM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - Permalien [#]


Fin »