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ADIEU FRANCES BEAN. MADEMOISELLE B IS BACK.

Des journées entières à rien foutre. De la sale attitude, un truc moche comme jamais. J'angoisse pour que dalle et je sursaute à la moindre porte qui claque. Prendre les choses proprement, et pourquoi pas, entamer le futur de façon sereine. C'est presque rassurant des fois. Pourtant c'est pas suffisant.

J'ai ramené mon bro' chez lui. Il a un peu paniqué en voyant l'état des lieux. Sa mère qui s'était cassé et sa soeur en cloque du troisième mome. Il s'est tourné vers moi, la gueule désespérée. Tu vois, comme si j'allais le sauver. Mais je sais pas extirper de la misère. Ca s'apprend pas ces choses là. Il m'a emmené faire un tour en ville, dans sa vieille bagnole pourri qu'il traine depuis des années. A se demander comment elle peut encore tenir la route. Il m'a raconté tous ce que j'avais manqué. Les tournées de picole à l'arrière d'un bus, entre rock stars du dimanche et les groupies imbaisables, meme bourré. Il m'a dit qu'il m'aurait des pass quand je viendrai le rejoindre en Australie. Qu'il me présenterait comme la gosse tombée du ciel, du genre celle qu'on attendait plus. J'ai toujours aimé la façon dont il pouvait présenter les gens. Avec lui, tu te sens formidable, et pas qu'un peu. Dans ses yeux, je suis celle qu'il croit que je suis. Vraiment. Alors que je suis rien, foutrement rien. Mais il s'en branle, il continue. C'est à toute épreuve. C'est simple, c'est beau. Je suis ton ami, nan, qu'il me demande souvent. Comme si ça devait etre suite logique. Mais j'en connais pas deux comme lui. Ca me redonne confiance. C'est pas si mal.

Et puis avant que j'oublie, un premier essai ici. La suite au prochain numéro.