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Soleil, fenêtre ouverte sur les fleurs du jardin. Au loin juste le silence. Scarlett chante summertime tandis que je me ressers un thé. Ma mère m'a offert un nouveau jeu de cartes. Il parait que ça me calme, de tirer les cartes. C'est pas que je suis sans cesse furieuse en ce moment, mais presque. Ca coincide avec ma décision d'arrêter d'être triste. Au moins, quand t'es furieuse, tu te sens pas comme une débile de bestiole sur le dos, incapable de se retourner. Furieuse, c'est plus viable qu'en larmes. Après, je pourrais toujours alterner, un jour larmes, un jour grosse connasse, mais au lieu de ça, je tire les cartes sans arrêt, ou plutôt, jusqu'à ce que je tombe sur un tirage qui me va.

Et puis je lis. Beaucoup. Comme si je cherchais à en extraire quelque chose. Une vérité, le comment du pourquoi, je sais pas très bien au final. Mais ça m'ammène toujours à cleaner la baraque. Effacer les traces, lisser les surfaces, réparer des trucs, et à la fin, s'asseoir au milieu d'une pièce impeccable. De l'ordre dehors comme dedans. Et profiter du calme, avant le prochain orage.