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Bordel, si t'avais écouté. Claquer, ça tu sais. Genre ça t'aurait sauvé. Au final, c'est toujours toi contre toi. Mais dans le brouillard, t'as préféré y croire. Un instant que t'as laissé aller, tu sais même plus pourquoi. Chiale connasse, il te reste plus que ça. Dans le doute, au moins, laisse pas ça. Tu t'en cognes de toute cette rage. C'est pas pour rien si ça te vient. Ce vieux truc au creux du bide qui t'arrache les tripes. Ce vieux truc que tu connais par coeur mais qu'a pas décidé de partir. C'est tellement rien mais t'es quand même sur le carreau. T'avoir trop voulu ce que tu sais pas. Y en a qui clamsent dans l'ignorance et tu te dis que ça pourrait être bien pour toi. T'avais que dalle à perdre mais t'as fait comme si. Pour voir un peu ce que t'aurais pu choper dans la tombe. Pas grand-chose ma belle. Et ça, ça te tue à petit feu.

LIVE FAST DIE YOUNG. T'as le credo qui te brûle les doigts. Les jolies choses à l'autre bout de toi. Eyes wide open but you can't see. Des millions d'étoiles dans la nuit. Read me a fairy tale and i will sleep tonight without any cares. A charming prince, in love with a pastel princess. Comme si t'avais les réponses aux questions. Mais dans le tas, c'est rien que du bordel brouillon. Pourtant t'y croyais à tes mots qui rassuraient. Mais personne n'est dupe, ça se sentait déjà que t'avais clamsé. Ca puait la hargne des beautifuls disasters. De la rage bien après l'heure. Et dans le silence, ça cognait. Ca cognait si fort à en crever. Et t'avais beau gueuler. Jamais personne pour sauver. Comme si t'attendait après ça. Maintenant, t'as saisi qu'il n'y avait plus que toi et toi. Entre les deux ton coeur balance pour en finir là.

Dans la gueule goût amer. Bordel les cons ils t'ont laissé par terre. L'aube s'est déjà levé depuis longtemps et toujours tu crèves dans l'ignorance. Les yeux révulsés, faut pas que tu regardes ce qui te flingue dans le silence. Parait que c'est pas beau à voir mais de toute manière t'as jamais su faire face. Aux sales ombres qui tournent. Y a de la charogne qui te déchire le peu de sentiments qui te reste dans l'âme. Et tu cries même pas alors que ça n'attend que ça. T'es moins conne qu'il n'y parait et pourtant y a des jours où tu doutes comme une tarée. Des lendemains sans feu ni bataille. Des lendemains fameux avec ce qu'il faut de hargne. Vingt berges à se regarder lentement tomber. Du spectacle mochard à l'autre bout de ça. Mais dans le miroir c'est rien que toi.

archives: 09.06.07