17.07.09
lindsay lohan is better than you.

IN POLAND.
SEE YA BITCHES.
14.07.09
born on the fourteenth of july

I'm free to be whatever I
Whatever I choose
And I'll sing the blues if I want
I'm free to say whatever I
Whatever I like
Il fait si beau que j'ai peine à croire comment c'est possible. Je fous du Oasis à fond parce que j'en avais trop marre de racler du Blur à toutes les sauces. Je fais partie de ces gens qui peuvent pas choisir entre les deux. S'inscrire dans tel ou tel team, je sais pas faire. C'est un truc vachement dangereux, quand même. Genre se faire taner la gueule parce t'es un putain de traître. Moi j'assume depuis pas très longtemps, cette histoire. Et puis faut dire que maintenant, les gens, ils s'en foutent (les puristes, ils ont du s'entre tuer, depuis le temps). Parce que ça fait un baille que j'ai pas entendu un connard me hurler dans les oreilles que j'avais tord d'écouter Liam ou Damon. Donc franchement je ne m'en fais pas. Même que je souris. Liberté, liberté...
Je devrais être super énervée. Quelque chose de bien lourd. Peut-être parce que ça plante du bordel en prévision. Déjà que ça a super mal démarré, vraiment fort. Je me suis sérieusement posé la question. Si c'était inscrit sur ma tronche ou quoi. Si c'était un peu mon destin, tout ce ramassis de merde. Tellement ça dégringole fort, pour bien s'écraser au sol. J'ai un mal de tête affreux. J'ai vraiment envie de me sentir en vacances. La tête légère, d'avoir fait ce qu'il fallait faire. Vraiment fière d'avoir accompli tout ça. Comme une page qui se tourne. Tout pareil. Je voudrais vraiment sentir que je vis un peu, à défaut de subir. Quitte à se prendre un gros vent dans la gueule. Un vértitable d'échec ou un véritable miracle. J'oscille entre les deux, mais pas de point de suspension, ça, plutôt crever. Pas de doute, trancher dans le vif, même si la douleur est intenable. Blindée par les coups de pieds au cul, tombée au sol un milliard de fois, des poings qui laissent leur trace sur le visage. J'en ai suffisament pris pour toute une armée, alors maintenant qu'est-ce que je peux m'en foutre.
Je porte une petite robe, j'ai pas l'air d'une crasseuse, c'est bien. J'ai beau rien foutre, y a pas de relachement. Je traîne sur Youtube/Dailymotion. Regarde avec grand intérêt des interviews de Christine Angot (j'y comprends absolument que dalle - soit je suis carrément débile, soit elle est profondément très conne). Je bois du Coca, j'ai pas la conscience pour moi. J'avais juré d'abandonner le sucré le temps de quelques jours, que je me débarasse de quelques kilos qui ont décidé de me pourrir la vie (oui ne me regardez pas comme ça, c'est pas parce que je dis pleins de gros mots que je suis pas une vraie fille avec de vrais problèmes existentiels). C'est si fatiguant, d'être moi.
Samedi, je prends la route. Peut-être une update d'ici là, ou peut-être pas.
oasis . lord don't slow me down
06.07.09
today is the day
Le FN mis en échec à Hénin-Beaumont. Un général français pointe une "bavure" de l'armée algérienne. Il retrouve son agresseur sur...Facebook. Une punaise coincée dans le poumon d'un enfant. Oxfam au G-8: le réchauffement climatique va aggraver les phénomènes de faim chronique dans le monde.
Et puis aussi: http://sassyandpunk.canalblog.com
Bonne journée les enfants!
04.07.09
wild at heart - PART 1-

J'me rappelle de la vieille époque. Où les blogs se disputaient en
pagaille idées noires, Coca Cola et Courtney Love en pure californienne
destroy. Les références musicales allaient du rock 60s flower power, en
passant par le punk anglais, quand elles s'insinuaient pas dans le
registre 90s, avec pour chef de files des riot grrls très énervées. Ca
parlait films, Russ Meyer et ses putes, le mainstream à l'honneur pour
le plus grand plaisir des amoureux de la contre culture. Des benets à
grosse lunettes et de mochetés qu'on appelait geek sur le bout des
lèvres. Ca collait des photos d'actrices has been, abonnées aux rôles
merdiques dans des comédies tous aussi pourries. Les mannequins
n'avaient aucun effet magique sur les filles, sauf peut-être Twiggy et
Edie. Sans cesse mal agencées, des couleurs criardes ou sombres, selon
l'humeur, reflétaient à la perfection ces atmosphères décadantes où les
beautés fades n'avaient pas leur place.
Le langage était expressement vif, écorché, douloureux. Phrases
rapides, au tempo affolée et à la versification délibérément enragée.
Les doigts se brulaient entre héroines freaks et dialogues en sourdine.
Introspection malmenée, orgueil mal placé. Tristesse sur fond de
rock'n'roll highschool et de rage de vaincre dans les tréfonts de
l'âme. Jamais rien laissé au hasard. Image dégueulasse, bizarrement
calme. Personnages aux finitions approximatives. Avec ce qu'il fallait
de poudre et de fumée.
C'était la génération rock, des petits bloggeurs qui, à défaut
d'empoigner violement une guitare avaient choisi la voix des mots qui
sonnaient vites et forts. Le fond était délibérément blasé et ennuyé,
flanqué d'armatures littéraires chancelantes, perdues entre du Bukowski
lyrique et de la rage à la Despentes, références souvent de çi de là
chez des adolescents en quête de découverte et d'admiration sans borne
pour le sale et le glauque des bas fonds. Pete Doherty et les
Libertines étaient vus sous toutes les coutures, poète mythique et
mystique, idolâtré déjà bien avant ses parties de baise Mossiennes.
Inconnu au bataillon pour la plupart des gens, il était le trésor
caché, choyé, objet de nombreux fantasmes et de récits londoniens
enfumées des albion rooms pour les chanceux qui s'y rendaient. Pour les
autres, il suffisait de regarder les clichés d'Andrew Kendall ou de
Gregory Nolan, tout en écoutant les Paddingtons, Cribs, et autres
Others et en fumant cigarettes sur cigarettes pour se payer un cancer
de luxe avant l'heure.
Ca s'habillait mods pour aller au Bar III écouter Nelson et consorts.
Ca faisait de la pub gratos dans les commentaires en présentant des
flyers des Parisians et des Brats. On pouvait suivre en direct les
updates de journalistes et d'écrivains dans la mouvance Rock'n'Folk,
assister aux balbutiements d'une scène où les slims et les mèches
allaient devenir de rigueur. Ca mangeait Kinks, ça respirait Kinks, ça
dormait Kinks. Les jupes à pois virevoletaient, les chaussures
italiennes s'entrechoquait. A l'arrière ça gueulait fort, sur toute
cette apparence. Ces débats sans fin, sur cette idée que le rock et la
mode, ça faisait pas bon ménage. Ils disaient "la musique, toute la
musique, rien que la musique, et que le reste, c'était des conneries".
Pourtant l'histoire leur donnait tord. Quand on regardait nos idoles,
l'apparence les avaient fait autant que leurs notes.
Déjà depuis des lustres, cette rhétorique du look comme miroir de
l'âme. Mods, hippie, punk, gothique, rasta, grunge, kinderwhore, tout
autant de stéréotypes chiants à mourir et pourtant si présents dans nos
esprits. La boutique Sex et Vivienne Westwood comme étendard d'un art
de vivre. Partout dans le monde, nouvelles technologies, tout pouvait
aller si vite. Seconde peau, Hedi Slimane relance l'image sous
impulsion de scènes au visuel improbable pour une jeunesse tournée
définitivement vers un passé glorieux qu'ils prenaient un malin plaisir
à décortiquer. Mick Jagger est un fossile qu'on étudie à la loupe,
Patti Smith, une momie qui porte sacrément bien les t-shirts amples. Ce
qu'on retiendra, c'est qu'il faut porter des jeans élimés et
accesoirement faire de la musique, mais pas obligé.
Certains ont cherché à donner le change. A se prendre pour des Nick
Kent en puissance. Faisant l'apologie de groupes NME rentrés dans le
carcan de l'apparence. Certains plutôt bons, mais jamais plus d'une
semaine, coup marketing en branle. Le rock revit de ses cendre.
L'industrie de la mode aussi. L'entrée dans l'arêne des Klaxons
remettra sur les rails la décènie trashy des 80s, explosant au grand
public comme une bombe à retardement. Cory Kennedy boit de la bière
dans des concerts et fait le poirier devant Mark Hunter. Un concept est
dépoussiéré. Celle de la It-Girl. Les blogs s'y plient, les dures de
dures agonisent. S'ensuivent la folle course des parties nights et de
leur lots de pulls Mickey et de concours de lunettes à la Jarvis
Cocker. Des nanas plutôt jolies ressortent du placard les fringues qui
auraient pu causer la mise à mort de n'importe quel élève lambda niveau
collège-lycée.
L'apologie de l'image, arrivée à son paroxysme. Aggloméras de références
foutus en vrac, et déclinées à l'infini. Des clones de clones qui
s'expriment via des blogs de street fashion et de modettes en herbe qui
prennent la pose dans des tenues estampillées topshop-h&m-new
look-urban outfitters quand c'est pas vintage. A te montrer comment
elles sont très jolies et très créatives. Le body art par
l'intermédiaire du tissu. Le quart d'heure de gloire, la revanche de
ces mômes traumatisées par les diktats imposés par les mannequins
anorexiques et les vêtements honteusement hors de prix. A donner des
leçons de style à Karl Lagerfeld and cie. Les créateurs sont à la
traine, la rue parle fort et veut se faire entendre. Coup de poing dans
ta gueule. Et si c'était ça, être rock en 2009?
the cribs . our bovine public
crooked fingers

"Putain mais c'est hardcore, elle nous lâche Lolita Pille maintenant!"
ET
ALORS?
PS: Un Vincent Gallo s'est caché derrière un nibard. Sauras-tu le retrouver?
Les yeux qui tombent, la nuit à écrire comme une furie pour avoir perdu les bons fichiers. Je boucle le tout tellement rapidement que je regrette grave d'avoir trainer la gueule pendant près de quatre ans (cinq peut-être...putain ça passe trop vite cette connerie). Je suis quand même partie dormir vers 5h du mat' mais j'ai pas pu tenir plus d'une heure alors je me suis levée et j'ai commencé à taper quelques pages du bouquin I'M WITH THE BAND. Un an que j'y avais pas touché et j'avais oublié à quel point ce truc pouvait être drôle. J'aurais franchement adoré avoir une meilleure amie genre Pamela.Une groupie naive et romantique, un peu cul cul sur les bords mais si attachante. On en a plus aujourd'hui, des filles comme ça. J'ai essayé de retrouver cet article que Busty et Despentes avaient écrit justement, sur le phénomène. Je me rappelle après l'avoir lu que j'avais trouvé ça terriblement vrai et bien vu (chose assez rare pour que je le souligne). Je me suis souvenue des après-midis de loose sur le groupie central, à épier les moindres élucubrations de jeunes filles en fleur qui racontent à quel point un tel est triste, ou à quel point un autre a une grosse bite. Ca avait le mérite d'être divertissant, un pur dégueuloir de fantasmes mouillées d'ados déchainées...
J'avais des tonnes de choses à raconter mais tout s'est envolé. Trop claquée pour mettre en marche la cervelle. Plus tard, peut-être...
En attendant, Coconut Records se paye Chloe Sevigny dans leur clip. Jason a la classe.