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I'm free to be whatever I
Whatever I choose
And I'll sing the blues if I want
I'm free to say whatever I
Whatever I like


Il fait si beau que j'ai peine à croire comment c'est possible. Je fous du Oasis à fond parce que j'en avais trop marre de racler du Blur à toutes les sauces. Je fais partie de ces gens qui peuvent pas choisir entre les deux. S'inscrire dans tel ou tel team, je sais pas faire. C'est un truc vachement dangereux, quand même. Genre se faire taner la gueule parce t'es un putain de traître. Moi j'assume depuis pas très longtemps, cette histoire. Et puis faut dire que maintenant, les gens, ils s'en foutent (les puristes, ils ont du s'entre tuer, depuis le temps). Parce que ça fait un baille que j'ai pas entendu un connard me hurler dans les oreilles que j'avais tord d'écouter Liam ou Damon. Donc franchement je ne m'en fais pas. Même que je souris. Liberté, liberté...

Je devrais être super énervée. Quelque chose de bien lourd. Peut-être parce que ça plante du bordel en prévision. Déjà que ça a super mal démarré, vraiment fort. Je me suis sérieusement posé la question. Si c'était inscrit sur ma tronche ou quoi. Si c'était un peu mon destin, tout ce ramassis de merde. Tellement ça dégringole fort, pour bien s'écraser au sol. J'ai un mal de tête affreux. J'ai vraiment envie de me sentir en vacances. La tête légère, d'avoir fait ce qu'il fallait faire. Vraiment fière d'avoir accompli tout ça. Comme une page qui se tourne. Tout pareil. Je voudrais vraiment sentir que je vis un peu, à défaut de subir. Quitte à se prendre un gros vent dans la gueule. Un vértitable d'échec ou un véritable miracle. J'oscille entre les deux, mais pas de point de suspension, ça, plutôt crever. Pas de doute, trancher dans le vif, même si la douleur est intenable. Blindée par les coups de pieds au cul, tombée au sol un milliard de fois, des poings qui laissent leur trace sur le visage. J'en ai suffisament pris pour toute une armée, alors maintenant qu'est-ce que je peux m'en foutre.

Je porte une petite robe, j'ai pas l'air d'une crasseuse, c'est bien. J'ai beau rien foutre, y a pas de relachement. Je traîne sur Youtube/Dailymotion. Regarde avec grand intérêt des interviews de Christine Angot (j'y comprends absolument que dalle - soit je suis carrément débile, soit elle est profondément très conne). Je bois du Coca, j'ai pas la conscience pour moi. J'avais juré d'abandonner le sucré le temps de quelques jours, que je me débarasse de quelques kilos qui ont décidé de me pourrir la vie (oui ne me regardez pas comme ça, c'est pas parce que je dis pleins de gros mots que je suis pas une vraie fille avec de vrais problèmes existentiels). C'est si fatiguant, d'être moi.

Samedi, je prends la route. Peut-être une update d'ici là, ou peut-être pas.

oasis . lord don't slow me down