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Il fait lourd. La vie continue. Un peu sans moi, des fois. J'admets foutre une sacrée dose de rien en ce moment. C'est peut-être pour ça. C'est dingue, avec quel application je m'y colle. Même me plaindre, ça me dépasse. Je lis quelques magazines, des trucs qui datent de l'année dernière parce que j'ai la flemme d'aller acheter du neuf. Je vois pas trop la différence, à vrai dire. Les mêmes mannequins, portant les mêmes fringues hors de prix. Et des articles qui se ressemblent, mois après mois, sur l'épilation parfaite et les régimes miracles qui vous rendront aussi sexy que Gisele Bundchen en trois secondes top chrono. Je m'emmerde un tout petit peu, alors j'examine attentivement tout ce qui se dit. Je note les films que j'ai loupé, les albums que j'ai boudé, et les livres que j'aurais du lire. Je me bidonne devant mon astro love et je suis hyper concentrée quand on m'annonce que mon année 2008 sera riche en rebondissement (pour niquer le suspense, elle fut à chier, comme celles d'avant).

Je me sens vraiment bizarre. Un peu cotonneuse. Sans doute à cause des mois que je viens de passer dans l'exaspération la plus totale. Tellement crevée que lorsque j'y repense, j'ai tout simplement envie d'aller pioncer. Ca fait une semaine que je cogite sérieusement. Réussir à enfin dépasser tout ça. Arrêter de me broyer avec de pures conneries. Y aller, même si c'est droit dans le mur. Enlever ce poids qui compresse la poitrine depuis déjà pas mal de temps. S'en foutre au final, parce que j'ai jeté un truc. Enfin, et pour de vrai. Bancal sans aucun doute, mais qui est sorti, et rien que pour ça, c'est déjà le gros triomphe. Peur panique, pourtant. De retomber dans l'ennui. Le vide, si rien se concrétise. Je pense à demain avant de penser à maintenant, et ça, c'est vraiment pas bon. Blindée d'espoir puant, je regarde les choses d'un oeil naif, alors que je sais que ça va encore me cogner violement. C'est presque comme si j'en redemandais encore, sans vraiment le vouloir.

Spinerette en boucle. Brody, toujours aussi jolie. J'ai du mal à comprendre les gens qui la trouvent vulgaire. Comme si porter un tatouage, c'était plus sale que de montrer son cul. Je théorise au téléphone avec M. sur le statut des meufs dans l'underground. Des noms sont ressortis, un peu n'importe comment. Pas très clair, on a quand même fini par se demander s'il fallait pas qu'on pense à jour à se lancer dans une carrière de strip teaseuse au Japon, ou pute à rockeur, parce que c'est limite un passage obligé ce truc, quand on a réalisé le nombre de nanas qui se sont déshabillés avant de pisser sur le monde.

Pronostiques pour sa future expo. Des grosses gueules lui réclament déjà des toiles et je suis tellement heureuse pour elle qu'on en a chialé comme des gosses. Pour la peine, je suis descendue en ville et je lui ai fait un paquet, avec tout plein de trucs qu'elle aime. Des instants de douceur, mêlés à du glauque, mais j'ai envie d'être bien, pour une fois.

spinerette . valium knight