57QK9SvrImshfsxcpC3uWbeko1_500

Si je ne devais garder qu'un couple, ce serait sans doute Kate et Johnny. C'est un truc qui m'a frappé ce matin quand j'ai regardé des vieux clichés de certaines de leurs apparitions publiques. Je me suis dit: "putain, mais ces deux là, ils s'étaient vraiment trouvé". Pourtant j'adore Vanessa et j'ai horreur de Kate (la vieille qui ressemble plus à un homme et qui s'est mise à parler alors que non, vraiment, fallait pas se donner tout ce mal et surtout pas la période babydoll destroy, cette période là, c'est la grâce Mossienne dans toute sa splendeur et je respecte à fond, donc c'est pas pareil). Y avait quelque chose de sauvage chez eux, rien à voir avec son idylle jaune pisse qu'elle entretenait avec Doherty. Ca avait le mérite d'être vrai, vécu à 200/h. J'aime bien les voir ensemble, maintenant. Avec du recul, ça le faisait vraiment.

Depuis ce matin, je zone, distraite, absente, écoute des disques dont je ne me rappelais même plus l'existence. C'est un truc que je cultive bien, l'oubli. Genre, je parle à quelqu'un, je promets et les jours fileront sans le moindre souvenir de ce que j'ai pu raconter. C'est qu'il y a trop de choses, dans cette caboche. Je retiens que dalle et c'est pas fait exprès, pour faire chier le monde ou je sais pas quoi. Mais je conçois que ça puisse être pénible pour les autres. C'est comme si je flottais constemment, et qu'il fallait me donner des coups dans la tronche pour que je fasse l'effort de redescendre un peu.

Les Smiths, doucement. Je pense que je vais me concentrer sur eux un moment. Je pourrais vraiment écouter Morrissey pendant des heures, voir des jours. Non stop, j'hésite toujours avant de foutre une de ses chansons, de peur à chaque fois de frôler l'overdose. Sa musique, c'est vraiment une drogue. Peu d'artistes éveillent en moi ce genre de sentiments. J'aime vraiment tout chez les Smiths, alors qu'ils ne me viennent jamais à l'esprit pour répondre à la fameuse question, quel est ton groupe préféré. Je m'en suis rendue compte alors que j'étais assise par terre, à côté de mon bouffe disque, en train de fumer et de classer des photos. J'ai tout arrêté et je me suis contentée uniquement d'écouter, comme si je découvrais pour la première fois. Jamais la même saveur. Toujours quelque chose de neuf. Je l'explique vraiment pas.

Je pense que je vais aller filer dormir tellement je suis claquée. J'ai constatée que plus j'étais fatiguée et moins je dormais. Et comme en plus je stresse de pas fermer l'oeil, j'y arrive encore moins. Tu vois la super spirale? Faudrait quand même que je pense à bosser aujourd'hui. Mais pas l'instinct pour la journée, en plus il fait beau, putain, comment tu veux être sérieux avec un ciel pareil? Moi je peux sérieusement pas. Je peux bosser uniquement avec du temps glauque, tard le soir. Dans ces moments là, je suis vraiment ok. Je crois que c'est une question de conditionnement. Quand j'écris des trucs moches et tristes, faut que je sois moi-même dans un endroit moche et triste, sinon ça sonne faux. Et l'esprit suffit pas, faut vraiment que TOUT soit vraiment chiant à mourir. Une atmosphère à couper au couteau, avec de la musique suicidaire et le vent qui claque contre les volets. Je marche beaucoup sur les impressions. Comme une source d'inspiration, pure, sans concession. Pas de tricheries possibles, c'est du face à face. Mordant, violent, erreintant, mais tellement nécessaire.

the smiths . what she said