BETTER THAN SEX _ [culture slut]

i used to do drugs, but don't tell anyone or it will ruin my image

29.03.09

YOU . LOOK . SO . FINE

imgloudoillon1135736854

Je dois vraiment avoir un truc de feu au fond de moi. Tellement sur les nerfs, à se bouffer le crâne avec des conneries de première. Quelque chose de vraiment super bancale pour faire la gueule comme ça, sans raison. Et pas que ça me fait chier, parce que j'ai appris à vivre avec, mais c'est pour les autres. Putain, comment ils arrivent à gérer? Mais sérieux, une connasse comme moi dans les parages, je l'aurai déjà tué à coup de pelles. Y a des moments où j'admire vraiment. Genre j'observe ça, silencieuse et tout, un thé menthe à la main. J'aurai presque envie d'applaudir, pour le self control et la patience de dingue. Ils le mériteraient vraiment. Et pas un petit truc qui laisse un goût amer. Du grand, du très grand.

Je laisse couler. La mélancolie, ça fatigue à bout. Même qu'on se demande comment on a pu en arriver là. J'veux dire, s'il y a vraiment du sincère dans tout ça. Si on a pas fini par se faire bouffer par une énorme machine à chiale à défaut d'avoir essayer de combattre les instants de merde. Un peu comme sur un fil, je crois que j'ai juste du balancer du mauvais côté. Y a une époque de ma vie où ça me faisait marrer. Du style à fanfaronner avec mes grands mots et mes grands gestes. Mais je crois qu'on finit par se lasser de tout, y compris de sa petite gloire de nana dark avec qui on aimerait bien tenter un suicide collectif. A se regarder dans la glace, le khôl qui coule mais qui rend tellement pas tant tu parais fade. C'est un peu l'histoire de ta vie. Rester en retrait pour mieux y crever. C'est un truc dont j'ai appris à m'accommoder, années après années. Tellement ça semble être parfaitement dans l'ordre des choses. Se regarder partir pour aller nul part et aimer ça. Qu'on m'arrache le peu de dignité qui me reste ou qu'on me foute enfin la paix, au choix.

J'ai pas cessé d'y repenser. Aux souvenirs qui se sont accumulés et qui ont laissé une empreinte. J'ai essayé de vraiment tout liquider. Pendant trop longtemps. Mais maintenant je n'y arrive plus. Si fatiguée. Partie intégrante de moi-même. Presque nécessaire. Cassée d'un point à un autre. Parce que désormais, il n'y a plus de bien, ou de mal. Il n'y a que moi. A prendre ou à laisser. Jamais entre les deux. Ne plus se perdre. Tous ces autres, qui t'ont bouffé, puis recraché. Plus rien ne compte. Dans leurs yeux, tu t'es effacée. Il n'y a que comme ça que tu pourras avancer.

J'avais envie d'un truc doux, gentil. Une pointe de positif dans tout ce bordel. J'ai trouvé cette photo de Lou, avec son gamin. Ca m'a fait me souvenir du jour où je les ai vu à la terrasse de ce bar, à Bercy. Il dormait dans les bras de sa mère, vraiment paisible. Même que j'ai regretté de pas avoir un appareil photo sous la main pour marquer ce moment. Terry Richardson s'en est chargé. Un milliard de fois plus classieux.

scarlett johansson . last goodbye

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 07:03 PM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - EMAIL [#]


22.03.09

[glamodrama]

bijou_phillips

Je fous tellement rien que j'ai fini par me demander cet aprèm si j'allais pas crever d'ennui. A chercher des putains de movie quotes coincées dans le crâne, genre la science infuse culturelle entre deux cliques sur des fashion blogs. J'ai trop bouffé de chocolats et c'est limite si je peux rentrer dans mes slims. Alors je zone comme une clocharde dans un shorty de poufiasse, avec le black leggins en prime et le t shirt oversize Pete Doherty qui se balade sur mes nibards et j'ai réalisé qu'en fait, j'avais la gloriole lookbook and cie et que ça craignait un max.

L'angoisse d'avancer tellement ça commence à sentir bon. Comme si j'étais sur le point de toucher le truc pour lequel je me suis limite battu toute la vie (nan j'exagère pas DU TOUT). Et c'est vraiment une salope d'angoisse. Un truc bien tenace alors que je devrais sourire. Les choses ont franchement pas de sens. Un peu de n'importe quoi, et de la réponse négative qui s'enchaine lorsque tu pointes ta gueule devant le miroir. Grosse débandade en vue, avec du rimmel puant sur tes joues creuses à force d'avoir trop chialé dans les rues de Paris. Si j'ai de la chance, je risque de broyer mon talon aussi. Peut-être même que je me ramasserai dans le caniveau, et que je me ferai écraser par des connasses du 8e. Vraiment je sais plus. Si tout ça en vaut vraiment la peine tellement t'as pas la gueule de l'emploi. Alors qu'on recherche le néant tu tentes désespèrement de combler du vide. Et c'est chiant de se dire que personne remarquera l'effort. Parce que de toute façon, t'as pas de fric. Et c'est peut-être une image super retro dans la tête, un truc qui se fait plus depuis des lustres. Mais comme un mauvais pressentiment, quelque chose qui te fait te dire que si ça marche quand même, t'auras sérieusement besoin de batailler dur. A bout de force, alors que c'est à peine si t'as démarré. A t'imposer alors que c'est à peine si le vent t'écorche pas quand t'es dehors. Aussi solide qu'un môme à qui on lâche la main. Y a pas de raisons pour que ça tourne mal.

C'est ce qu'on te répète, inlassablement. Qu'on sera présent. Quoi qu'il se passe. Et pourtant, je vois que dans les yeux ça ment. Dernières paroles basées sur ton débalage intempestif. A aller se terrer dans un trou et n'en ressortir qu'une fois la crise passée. Comme un échec qu'on prévoit, parce que de toute façon, t'as habitué qu'à ça. Du dégonflage en perspective, l'affaire ne sera pas bouclé, alors on respire. Continuer en souriant polimment, et tenir la cadence même si on range le frein car pas de raison de s'affoler tant la vitesse de croisière a pas l'intention de changer. Pourtant ça va changer, quoi qu'on affiche devant toi. Ca va changer. La seule option au compteur. Et même qu'elle parait plus si dégueulasse que ça.


WRITTEN BY FRANCES BEAN - 11:26 PM - 002: LOST AND FOUND - EMAIL [#]

18.03.09

the immaculate collection

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PLAYLIST OF THE WEEK #012

  • dot allison :: close your eyes
  • baby fox :: ladybird
  • sneaker pimps :: spin spin sugar
  • dubstar :: anywhere
  • spylab :: kabelski
  • everything but the girl :: missing

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 10:22 PM - 004: DRUGSTORE COWBOY - EMAIL [#]

17.03.09

lady don't fall backwards

normal_hq07

Branchée sur le mode petite conne. Deux heures durant lesquelles on laisse filer le temps. Clope & MSN tout doux avec Ann J. alors qu'on devrait fignoler les derniers détails qui tardent. Mais pas la force ce soir, préférant me laisser bercer par de jolies contes de fées sur fond de d'alcool et de guitares. Tellement les choses peuvent paraitre parfaite en ce moment, et aller de soi. Sans se forcer, ça s'aligne dans un décors calme et retenu. Vibrant, j'avance sans peine, comme si ça doit forcément se convrétiser. Sûre de ce qu'on balance, sereine. Un gros sourire sur les lèvres, avec de l'espoir plein la tronche. Des jours meilleurs sur fond de musique 50s. Pas des paroles en l'air. Pas cette fois, pas encore. On s'accroche à ce qui reste, des rêves pointent à nouveau dans l'imagination qui semble avoir retrouvé un semblant de couleur. Même qu'on attend pas la prochaine rechute tant ça peut paraitre loin. S'armer de patience, prête à crever pour ses idéaux d'enfant pourri gâté. Elevée dans la culture pop du mythe de la lost highway. La prendre et rouler jusqu'à en toucher l'horizon, pour de vrai. Y a pas de raison pour que ça t'échappe. Comme une destinée, un truc qu'on doit prendre à bras le corps. le moment fatidique, celui où tout s'envole. Rien que toi et la musique. Tes espoirs qui s'animent à nouveau, quite à prendre le risque d'un champs de bataille. Une éternelle rengaine, un truc auquel t'es habituée depuis que t'es en âge de chialer. Et même si les torgnoles te guettent, attendant le bon moment pour venir t'exploser la gueule, t'as peur de rien.

Ne plus leur donner ce plaisir. Te voir trembler avant te t'écrouler.
T'as assez donné.

the pains of being pure at heart . teenager in love

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 10:24 PM - 002: LOST AND FOUND - EMAIL [#]

06.03.09

now my heart is full

05

BORING. Mary Kate Olsen a un polichinelle dans le tiroir. Je comprenais pas trop pourquoi elle allait sans cesse chez le docteur, j'imaginais juste qu'elle nous faisait une dépendance à un médoc, ou un de ces trucs de stars que nous, pauvres mortels, on pige pas des masses. Mais en fait, nan, elle attend juste un môme. Ridicule. J'ai hâte de voir ses tenues de grossesse quand même. INTOX (merci à aha de me l'avoir rappelé).

***

Mais revenons sur une nouvelle qui va, je pense, ravir tous les stylish kids in the riot de la blogosphère. Hier, j'annonçais sobrement et sans déballage groupiesques (si c'est vrai) la possible reformation des Libertines. C'est parce que je voulais d'abord avoir des échos de l'interview que Pete devait donner sur la NME Radio avant de me lancer dans de sublimes annonces pompeuses qui auraient pu briser nos petits coeurs fragiles si jamais tout cela se serait révélé être du fake. Je poste donc un extrait de l'émission, même si j'attends de voir avant de crier victoire.

TRANSCRIPT (Attention séquence émotion. Sortez les handkerchiefs):

Peter: It's gonna happen, we can't - it's unfinished business, isn't it... and, you know, bitterness will rise up in me like so much childishness, and I know that's going to happen, and you know, they kicked me out of my own band, fuck them... But he's got things that I've done apparently, so... Fuck it, I love them songs and I love him, and I wanna play with him them songs, and he does too - play with me - want - to... and it's gonna happen,  yeah.
NME: And you think now that he can see that you've got an album out, you've got it together, you're going on your tour, he'll go, "Well, maybe I can spend some time with Pete again.  Peter."
Peter: Maybe... He was just, you know, 'cause he said, he was saying, "Well, look, what - are you gonna just - what if it's all gonna happen again?" and I said, "Well look, one thing: maybe it will, maybe it won't, but one thing that's going to help me NOT, you know, fuck up again is you, and like, doing all that together" - because - you know - he means a lot... (indecipherable emotional mumble)
NME: (moved) That's the best way to keep healthy, is to do stuff that you enjoy.
Peter: Yeah...
NME: It'll be great to see you on stage together, the two of you again.
Peter: Yeah, it'll be wicked, playing them songs, and... (voice fades)
NME: Alright.
Peter: Boo-hoo.

PS: Si tu veux Peter, tu peux venir boo hooer dans mes petits bras tout maigre, ça me gène vraiment pas.

Donc vous l'avez compris, de bonne humeur. Même qu'en plus je vais voir Ben Kweller le 1er mai. Y a pas à dire, une putain de belle journée.

the posies . i guess you're right

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 11:58 PM - 002: LOST AND FOUND - EMAIL [#]

05.03.09

u.r.a fever

Pete Doherty has declared that The Libertines reunion will definitely happen.

The singer outlines his plans for his former band with Carl Barat in an interview with NME Radio which will broadcast tomorrow (March 6) at noon (GMT).

"Well, its going to happen," he told presenter Neil Cole. "Its unfinished business, isn't it?"


Merci.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 08:36 PM - 002: LOST AND FOUND - EMAIL [#]

if you're scared go to church

01

Tu crois que tu serais capable de dire une phrase, juste une, sans te sentir obligée d'être vulgaire? Nicolas -Les Jolies Choses-

La matinée à zoner sur Tumblr. Je préfère ça à Twitter. Plus de choses à montrer qu'à dire. Tellement je gratte les trucs à vomir par ici. Genre le silence tenace qui te bouffe tout entier. Des kilomètres de pages blanches alors que tout devrait déjà être terminé. Le monde qui tourne sans toi en version hardcore. Toujours la même histoire, erase and rewind tant qu'il te reste du temps à gâcher.

"Fallait pas commencer mais personne a pris le temps de t'expliquer. On t'a jeté les règles en pensant que t'y comprendrais. Mais quand on y regarde plus près t'as pas les épaules pour te la jouer. T'es qu'une mome larguée au pays de la casse. Une de plus qu'a trop bouffé de paradise. Et quand tu te réveilles, t'es seule au milieu de nul part. Entre ceux que t'as préféré oublier, y a les autres qui te lâcheront jamais. Et t'as beau dire, tu sais que tu les mérites pas, quoi qu'ils en disent."

Réduite à reprendre des vieilles tournures de phrases qui puent la loose et le drame. Tellement les choses manquent en ce moment pour s'échapper de ce bordel qui te broie depuis des années. Un sale sentiment sur le coin de la gueule, tu trembles en vrac quand c'est pas pour t'écrouler au sol. Et t'y piges sincérement que dalle quand t'as de l'intérêt qui te coule sur la face. Un peu comme un air que t'avais pas entendu jouer depuis des années et qui te revient tout droit dans les oreilles, sans que tu saches pourquoi. Tellement déroutant que dans le lot, tu te remets à en cracher des belles version old school. Quand ça égratignait dans le bon sens et qu'on se mettait à baliser à la lecture de tes lignes made in acid land. Faut dire que chez certains, ça manquait presque. Comme une profession de foi qui s'est fait la malle pour revenir avec des promesses qui riment à rien. Abandonner le pseudo style de merde pour du fake bien ressenti histoire qu'on y vienne avec le sentiment de pas être à côté de la plaque quand les phrases s'alignent dans le dark. A l'époque où les gens venaient et s'en foutaient de rien comprendre. Ce qui comptait, c'était les tripes à l'envers et la bouche en sang. Eveiller quelque chose au détour d'un mot qui raisonnait à l'infini. Et y voir la vérité comme une évidence malsaine qui n'en a rien à taquer du beau et du grand. Comme un secret trempé dans la douleur, auréolé de gloire et de sublime à deux balles. Un visage qui n'en était pas un, une silhouette perdue dans le vague. Ne rien donner si ce n'est l'impression qu'entre toi et moi, tout devenait possible, même quand les choses n'avaient aucun sens.

ween . baby bitch

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 02:09 PM - 001: POLYPHONIC PROSTITUTE - EMAIL [#]

04.03.09

warning!

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Things Other People Accomplished When They Were Your Age #

At age 21:

Italian violinist and composer Giuseppe Tartini had a dream in which he sold his soul to the Devil. The piece he wrote upon waking, the "Devil's Sonata," was the best he ever wrote, though far inferior to the one he heard in his dream.

American novelist Herman Melville jumped ship and spent a month as the captive of a cannibal tribe. This became the source of his novel Typee.

Jack London went to the Klondike with the first rush of gold-seekers, returning home a year later as poor as when he had left.

English chemist Humphry Davy discovered nitrous oxide ("laughing gas"), and suggested that it may have use as an anaesthetic.

Thomas Alva Edison created his first invention, an electric vote recorder. After it failed to sell, he decided to devote his energy to inventions for which there was a market.

John Dillinger robbed a grocery store, was caught and spent 9 years in prison. He later became "public enemy number one," before being gunned down by the FBI.

Luther Burbank purchased 17 acres of land near Lunenburg, Massachusetts and began a plant-breeding career that would span 55 years.

Pablo Casals made significant modifications in cello playing technique and was acclaimed as a master.

Pittsburgh songwriter Stephen Foster wrote "Oh! Susanna!" which quickly gained great popularity.

Future robber baron Jay Gould began investing in the leather business and speculating in railroad stocks.

Robert Browning publishes his first poetry; it is poorly received.

Alfred Tennyson publishes his first poetry; it is poorly received.

College dropout Steven Jobs co-founded Apple Computer.

French mathematician Evariste Galois developed group theory (and many other theorems) before his death at the age of 21.

Jesse Ball of New York stayed awake for 129 hours. At this same age, he had a dream that seemed to last 13 years.

WRITTEN BY FRANCES BEAN - 12:04 PM - 003: HOLLYWOOD STRIP - EMAIL [#]
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