bijou_phillips

Je fous tellement rien que j'ai fini par me demander cet aprèm si j'allais pas crever d'ennui. A chercher des putains de movie quotes coincées dans le crâne, genre la science infuse culturelle entre deux cliques sur des fashion blogs. J'ai trop bouffé de chocolats et c'est limite si je peux rentrer dans mes slims. Alors je zone comme une clocharde dans un shorty de poufiasse, avec le black leggins en prime et le t shirt oversize Pete Doherty qui se balade sur mes nibards et j'ai réalisé qu'en fait, j'avais la gloriole lookbook and cie et que ça craignait un max.

L'angoisse d'avancer tellement ça commence à sentir bon. Comme si j'étais sur le point de toucher le truc pour lequel je me suis limite battu toute la vie (nan j'exagère pas DU TOUT). Et c'est vraiment une salope d'angoisse. Un truc bien tenace alors que je devrais sourire. Les choses ont franchement pas de sens. Un peu de n'importe quoi, et de la réponse négative qui s'enchaine lorsque tu pointes ta gueule devant le miroir. Grosse débandade en vue, avec du rimmel puant sur tes joues creuses à force d'avoir trop chialé dans les rues de Paris. Si j'ai de la chance, je risque de broyer mon talon aussi. Peut-être même que je me ramasserai dans le caniveau, et que je me ferai écraser par des connasses du 8e. Vraiment je sais plus. Si tout ça en vaut vraiment la peine tellement t'as pas la gueule de l'emploi. Alors qu'on recherche le néant tu tentes désespèrement de combler du vide. Et c'est chiant de se dire que personne remarquera l'effort. Parce que de toute façon, t'as pas de fric. Et c'est peut-être une image super retro dans la tête, un truc qui se fait plus depuis des lustres. Mais comme un mauvais pressentiment, quelque chose qui te fait te dire que si ça marche quand même, t'auras sérieusement besoin de batailler dur. A bout de force, alors que c'est à peine si t'as démarré. A t'imposer alors que c'est à peine si le vent t'écorche pas quand t'es dehors. Aussi solide qu'un môme à qui on lâche la main. Y a pas de raisons pour que ça tourne mal.

C'est ce qu'on te répète, inlassablement. Qu'on sera présent. Quoi qu'il se passe. Et pourtant, je vois que dans les yeux ça ment. Dernières paroles basées sur ton débalage intempestif. A aller se terrer dans un trou et n'en ressortir qu'une fois la crise passée. Comme un échec qu'on prévoit, parce que de toute façon, t'as habitué qu'à ça. Du dégonflage en perspective, l'affaire ne sera pas bouclé, alors on respire. Continuer en souriant polimment, et tenir la cadence même si on range le frein car pas de raison de s'affoler tant la vitesse de croisière a pas l'intention de changer. Pourtant ça va changer, quoi qu'on affiche devant toi. Ca va changer. La seule option au compteur. Et même qu'elle parait plus si dégueulasse que ça.