25.02.09
bring the boys back home

Je n'ai que deux mots à dire: ALICE DELLAL.
D'accord, c'est super vague de lancer ça comme ça d'entrée de jeu. Fidèle à ma réputation de bouffeuse d'icônes, j'en balance une nouvelle, à ranger direct dans la catégorie dégueulasse et étrange, d'où cet article. Je l'avais déjà remarqué de çi de là, sans vraiment savoir comment elle s'appelait, ni même ce qu'elle pouvait bien foutre de sa vie (à part porter des collants troués et trainer avec Pixie Geldof). La première fois que je l'ai vu, elle m'a fait pensé à ma pote Cathy, punk à clébards de son espèce, perdu entre un shoot d'héroine et un délirium mince sur l'utilité d'un caddy pour stocker ses merdes ambiantes. Là je sais pas pourquoi, mais déjà j'ai perdu la moitié des fashion bloggueuses qui viennent me lire. Tant mieux, c'était rien que des fakes. Parce que ouais, Alice Dellal est mannequin. La moitié du crâne rasé mais mannequin quand même. Et Mick Jagger pour parrain, tant qu'à faire. Loin des Agyness Deyin pseudo grunge, Alice redore le blason des putes à bikers avec une aisance déconcertante, faisant d'elle une égérie potentiellement bancale et bankable. Car loin de l'époque modesque qui se veut coûte que coûte glam (et donc qui va manquer incontestablement le coche 90s à mon sens, mais comme mon sens on s'en balance), Dellal pue la bière et assume parfaitement. Ce qui me rassure donc sur le reste de l'industrie qui avait fini par me brûler les yeux à force d'être brillant, surfait, et policé (ouais, chiant ça marche aussi). De plus on a vu plus anorexique pour un model (à prendre en compte sa "petite" taille, 1m70, perdu dans la jungle des demoiselles qui avoisinnent souvent le mètre 90 ça fait plutôt tâche), et sa sale gueule cocardée te changera grave du visage lisse et parfait de Coco Rocha. Les présentations étant faites, je peux instaurer la môme comme la muse officielle du Culture Slut. L'année 2009 va être méchament sexy par ici.
the cars . dangerous type
it's only cigarette smoking



Quelques mégots écrasés dans le cendrier. La journée s'annonce douce. Je viens de regarder les deux premiers épisodes de Dollhouse (la nouvelle série de Joss Whedon) et ça m'a juste donné envie de ressortir du carton les cassettes videos (oui, j'ai encore des cassettes videos) de Buffy The Vampire Slayer. Parce que même si Eliza Dushku et Amy Acker font partis du cast (genre on change pas une équipe qui gagne), j'ai franchement un peu de mal. On verra la suite. Alors en attendant je crois bien que je vais me contenter d'aller squatter le canapé et me faire une avalanche de mauvais goût (pour le mauvais goût, je parle bien sûr de Buffy, Willow, elle, elle était cool). Et puis j'ai toujours pas regardé True Blood et ça c'est pas bien mais alors pas bien du tout. Genre je sais d'avance que je vais faire une crise à la vue d'Anna Paquin (c'est les yeux. ils sont trop rapprochés, ça me fait flipper) mais nouvelle série d'Alan Ball oblige donc on s'y colle joyeusement et sans broncher.
Léger mal de crâne, on fait avec. Ciel gris, on fait avec aussi. La voix de Katie Sketch qui inonde la pièce. Je tourne sur des sites de fringues et c'est fou comme y a de la masse qui me fait de l'oeil. Genre ça, ça, ça, ça, ça et ça. Mais penser surtout à racheter un béret parce que le mien fait grave la gueule en ce moment. Je sens que mon Polyvore va reprendre bientôt du service tellement je m'emmerde. Dans la rubrique tenues improbables, it's not my problem if they think i'm weird.
[EDIT] J'ai cassé mon talon en ville et ça me gave grave ce genre de trucs. Là, à faire la belle pour mieux se ramasser ensuite. Limite j'ai pas assez de merdes dans la vie, faut que ça en rajoute en me donnant l'air d'une connasse dans la rue. Mais j'ai été putainement digne sur le kilomètre qui me ramenait chez moi, la tête haute et tout le bordel. Avant c'était quelque chose que je savais vraiment pas faire. Mais j'assure dans le pathos et le ridicule en ce moment. Gribouillé sur la tronche, indélibile. D'ailleurs je me demande si je vais pas arrêter par ici tellement ça ressemble à rien. Je sais plus. Mal partout. Physique et moral. Je crois qu'il est temps que je me foute en pause tellement ça va encore vriller dans le mauvais sens. Je savais que c'était trop beau. Ca recommence déjà à s'emballer pour que dalle. J'avais promis d'être sage mais putain, les promesses et moi... Je me demande si ce que je fais rime à quelque chose. Si je me mens pas à moi-même, dans le registre baratin de psy. Je suis sacrément bonnasse à ce jeu là. Un peu de silence et beaucoup de rien. Faut juste se dire que ça pourrait être pire.
the organ . don't be angry
24.02.09
i lost my voice to scream.

IT'S TEN O'CLOCK DO YOU KNOW WHERE YOUR CHILDREN ARE
CAUSE IF YOU DON'T THEY WON'T GET FAR
HE LIKES LITTLE GIRLS HE LIKES LITTLE BOYS
HE GETS HIS JOLLIES BY PLAYING WITH THEIR TOYS
HE LIKES LITTLE GIRLS HE LIKES LITTLE BOYS
HE GETS A HARD ON THAT'S HIS BIGGEST JOY
CHILD MOLESTER'S GONNA GET YOU
IT'S TWELVE O'CLOCK ARE YOUR CHILDREN IN BED
CAUSE IF THEY DON'T THEY'LL SOON BE DEAD
En lisant ça, je me dis que Terry Richardson a vraiment bien fait d'arrêter la musique pour se concentrer uniquement sur la photographie.
Grande période vulgos, à dégueuler sur le beau monde en mode destroy. Pourtant j'ai jamais adhéré à ces grands élans de sex, drugs and rock'n'roll, genre petite pouffiasse qui se la raconte parce qu'elle a baisé des déglingués oh yeah. D'ailleurs, j'en ai toujours rien eu à foutre, des groupies. Y a peut-être eu Pam, mais Pam, c'est le genre de filles que tu tolères uniquement parce que t'aurais voulu être sa BBF à l'époque où Jagger lui avait ouvert sa porte de chambre d'hôtel la bite à l'air. Moi, c'était vraiment différent. J'en avais rien à battre des communions ultra cosmiques en levrette. Quelque part, le fait de pas être belle m'a grandement sauvé, genre fallait que je mise sur autre chose que mon cul pour avoir l'air un minimum intérressante. Je bossais en silence dans ma petite chambre rose PQ, m'usant les doigts au détours de phrases cassées et de musiques improbables. J'étais rien qu'une môme mais déjà, c'était comme si je voulais m'élever au même niveau. Comme un mythe dans le crâne, des promesses à jamais ternies. J'avais cette poupée Kate Moss que ma mère m'avait offert. J'avais envoyé sa tête dans les chiottes. Toute une symbolique. Pourtant j'étais une petite fille sage. Mais le clinquant, j'ai toujours trouvé ça fadasse. Je fuyais le clean, même si je comprenais rarement ce qui se tramait quand j'y regardais de plus près.
Et puis même ça, j'ai fini par le trouver terne et chiant. La blase dans les yeux, même plus explosé. J'écoute par politesse. Dis que c'est bien quand ça mérite un sourire. La ferveur a disparu, laissant place à du vide. On m'a menti. La réalité n'est pas aussi jolie.
whirlwind heat . reagan
20.02.09
money changes everything

JULIETTE LEWIS EST COOL.
Et je dis pas ça parce que j'ai retrouvé des photos d'elle où on voit clairement que pour elle, les 90s rimaient avec des dessous de bras poilus.
Je me suis souvenue aussi par la même occasion qu'elle avait longtemps sexé avec Brad Pitt, avant qu'il ne tombe dans le registre gourdasse (Gwyneth Platrow et Jennifer Aniston). Bon d'accord, il s'est vachement rattrapé en s'accouplant avec Angelina Jolie (oui, je prends position, je suis politique comme fille). N'empêche que la môme Lewis, c'est vraiment quelque chose. Alors j'écoute ses disques en boucle quand je passe par quelques uns de ses films, en attendant la prochaine obsession histoire d'éviter de bosser bien comme il faut, même si ça pue les vacances à plein nez depuis hier.
Je me fais même pas chier à tourner en rond. J'ai relu du Nick Kent au moins un million de fois avec toujours autant d'étoiles dans les yeux. Quand je serai grande, je serai Nick Kent ou rien.
Je serai rien. Beacoup plus probant.
Une longue série d'updates en perspective, et pas quelque chose de light.
j. and the licks . american boy
10.02.09
ladies & junkies
I WISH YOU WERE MY LOLLIPOP
SWEET THINGS I WILL NEVER GET ENOUGH
IF YOU SHOW ME TO THE SUGAR TREE
WILL GIVE ME A SODAPOP FOR FREE?
Excuse bidon pour poster une vidéo. N'importe laquelle à vrai dire, du moment que ça groove. Parce que c'est pas que j'ai la gueule à moitié dans le coltard depuis plusieurs jours mais presque. Ajoutons à celà un cliché de la délicieuse Kate Bosworth parce que je viens de finir de m'avaler pour la millième fois Young Americans, et pour la millième fois je me dis que putain, 13 épisodes c'est chié quand même, surtout que voilà, Ian + Katherine c'était beau, même très beau, et que NON The L Word c'est pas pareil, même si Kat reste rrrrrr, rendez moi Jake Pratt bordel.
Et puis j'ai repensé à de vieux trucs dit au détour de conversations mal digérés. Sur le moment j'avais pas vraiment tilté mais là, ça m'a paru tellement clair que je me suis demandé ce qui me retenait encore là. J'ai jamais aimé les claques dans la gueule, et tout particulièrement celle là. Maintenant je me demande ce que j'aurai bien pu faire si rien ne s'était passé. C'était la pensée conne du jour. Nécessaire.
08.02.09
there's no music on my radio

A l'aube d'une nouvelle décénie qui touche à sa fin, je me suis demandée ce qu'il allait rester des 00's une fois que la page se tournerait pour de bon. Genre l'image triviale qui va surgir de nos esprits lorsqu'on prononcera cette phrase fatidique.
Que dalle. Même pas déprimant mais je crois qu'on tient un véritable paradoxe. Jamais on aura eu autant de groupes et tout ce qui s'en rattache et pourtant si peu de contenu. A méditer...
Il commence à faire noir et j'écoute beaucoup trop de Dubstar. C'est Maxine qui m'a rappelé que Sarah Blackwood de Client avait fait parti de ce groupe. Je sais pas comment elle fait pour se souvenir d'autant de choses. C'est à peine si je me souviens de ce que j'ai bouffé à midi en fait.
Je regarde des photos du site The Selby et je me mets à rêver d'un bel appartement genre loft New Yorkais dans une usine désinfectée avec brique apparente en guise de mur et petit ascenseur qui donnerait direct sur mon énorme salon / salle de séjour. Tout plein de meubles à moitié branlant (enfin pas trop quand même) et des bibelots sur un petit meuble en bois blanc qui serait là pour rendre l'endroit encore plus cool qu'il n'est déjà. Des lampes vintage années 20 et des affiches de vieux films dans des cadres dorés. Du plancher sur lequel j'aurais disposé des tonnes de livres et de magazines, peut-être même un grand tapis et une bibliothèque sans cesse en bordel. Des cendriers dans chaque coin de la pièce et des fenêtres comme ça pour faire style. Une fausse charpente en bois et un plafond dans cet esprit là. Sans doute même un petit escalier qui donnerait sur un second étage parce que je suis une ouf et qu'on ne se refait pas. Un vieux canapé motif à fleurs et une table chopé aux puces, entourés par deux beaux fauteuils verts confortables dans lesquels on ne cesserait de s'enfoncer. Un bureau aspect vieilli sur lequel j'aurais disposé un laptop pour pas oublier qu'on vit dans les années 2000 à côté de tous pleins de stylos kitsch à plumes et de vieux carnets. Un mange disque orange et une chaine stereo très old school ghetto blaster. J'hésite encore pour le jukebox, j'ai peur que ça fasse tout much pour le coup. Et puis il y aurait forcément une cuisine, avec une machine à pop corn et un superbe toaster époque 70s. Le son d'un vieux vynile des Doors, mélangé à une old boiling kettle qui siffle. Un mini frigo retro Coca Cola et une cuisinière comme on en trouvait il y a des décénies. Une petite table ronde, et de jolies chaises. A l'étage, une penderie, grande si possible, avec des châles et des chapeaux haut de forme et des chaussures à talons et des robes, oui, beaucoup de robes. Et pourquoi pas un matelas à même le sol au lieu de s'emmerder d'un lit parce que de toute façon, les fringues prendront trop de place, faut se le dire, quand ce serait pas un fuck buddy artiste maudit. Une petite table de chevet et une guitare, une Gretsch, juste pour me la péter ou alors pour le faire jouer quelques mélodies une fois la nuit tombée histoire de faire chier le voisinage. Des murs tapissés en mode stripes, quelque chose de clair, et doux, jamais aggressif. Des posters de groupies et des polaroids rescapés en pagaille.
Je crois que je vais m'arrêter là. C'est largement suffisant pour ce soir.
dubstar . the day i see you again
06.02.09
be my baby

Tagged by Bonnie Parker
"Open the 6'th picture-folder on your computer, open the 6'th photo and blog it.
Write something about it.
Then tag 6 more people to do the same."
Angoisse. J'ai eu peur durant un court instant de tomber sur un de mes dossiers de merde avec tout plein de photos moches et sans aucun intérêt. Mais en fait, la vie est super bien foutu, donc j'ai respiré quand j'ai vu qu'il s'agissait d'un dossier spécial Cameron Diaz. Cette photo traine depuis des lustres sur mon pc, là à attendre patiement que je la désigne pour figurer dans une de mes nouvelles notes. Mais à chaque fois je veux la coller en update, il faut toujours que je trouve un cliché de dernière minute pour me la faire oublier. Et puis elle est si jolie, s'en était presque un crime de ne pas l'avoir fait figurer par ici bien avant.
Je passe donc le relai à Chloé n°1, Chloé n°2, my fav Drama Queen (ça te forcera à poster ENFIN une photo), Polexia, CHV, Maya Rrose
04.02.09
mia zapata

PLAYLIST OF THE WEEK #011
- betty blowtorch :: size queen
- poets & pornstars :: partners in crime
- blare bitch project :: drink
- theo and the skyscrapers :: doppelganger death disco
- bantam :: waiting for rescue
- jack off jill :: american made
- scarling :: city noise