31.01.09
little honey

Des moments comme ça où on veut sacrément stopper ce manège à la con. Je sais pas d'où ça me vient, ce truc bien collé au fond de moi. A cracher sans cesse sur tout ce qui bouge, comme si ma vie en dépendait. Si c'est de la frustration, ou seulement de la pure haine caché derrière mon sourire Colgate. Franchement je vois plus. De l'ennui à revendre, mais à part ça je cours dans tous les sens en hurlant à qui veut l'entendre que j'ai le temps de que dalle. Et puis bordel, qu'est-ce que j'ai à toujours vouloir dégueuler sur ce blog dès que ça part en vrille? Genre je peux pas prendre toute cette merde à bras le corps et cogner aussi fort que possible. Pourtant j'essaie. J'essaie vraiment. Je ferme ma gueule, je ravale et j'encaisse les coups. Quelque chose de grand, je vacille à chaque instant mais je tiens bon le temps qu'on me regarde et qu'on passe son chemin, rassuré de voir que du calme. Parce que ça angoisse, mine de rien. Les gens, ils sentent que ça va pas. Mais ils disent rien, ou alors veulent s'approcher de trop près. Et c'est là que ça dégringole. J'aime pas qu'on passe les barrières que j'ai mise si longtemps à erriger devant ma tronche. Genre violation de proprité, un truc dans le ce goût là. Même si ça fait super champs de ruine, c'est à moi et rien qu'à moi. Pourtant j'en laisse des traces, parfois. Ceux là, ils peuvent s'estimer pas trop mal. Parce que les sessions grande torgnole dans la gueule par paquet de douze, j'en ai juste eu assez pour au moins une dizaines de vie.
a camp . my misery is a misery
public disorder

JUST CAUSE YOUR DAD KNEW THE ROLLING STONES
YOU'VE GOT THE PRIMROSE SET IN YOUR CELL PHONE
DON'T KID YOURSELF YOU'RE AN INDIE CLONE
WE'VE SEEN IT BEFORE GET A SOUND OF YOUR OWN
[-> tout le mérite à Ann qui m'a fait connaitre cette chanson via son tumblr]
Nan mais parce que sérieux, se faire épingler par un girls band de cette façon, c'est juste trop jouissif, et très gonflé, avouons le. Surtout que toute cette scène à deux balles avait besoin de se faire remettre à sa place, mais de là à imaginer que des pétasses allaient s'en charger, c'est un peu comme si Kate Moss se mettait à lire du Homère dans le texte.
J'ai trouvé mon nouvel hymne, même pas honte.
Envie de milliers de choses, à commencer par ça, ça, ça, et ça. Et puis ça aussi, tant qu'à faire. Journée tranquille, à errer un peu partout pour éviter de faire les choses. Beau soleil, et je continue malgré tout de trainer dans la baraque. Grande bouffe hier, à causer sur la maternité et autres conneries de couple. C'est ça quand tous ses friends se sont retrouvés en cloque à la sortie du lycée parce que ouais, maintenant on est trop des grands et qu'il faut grave construire son existence. Tout ça dans le bled pourri de notre enfance avec pour fuck boyfriend un crétin qu'on connait depuis quasiment toujours et avec qui on a fait voler la culotte à l'arrière d'une bagnole sur le parking de la boite de nuit la plus chaudassement ringarde du coin. Y a des moments où j'ai l'impression d'avoir grandi dans un film d'Harmony Korine version french touch, tellement tous les éléments de loose et d'emmerdes y sont. Et quand j'y regarde de plus près, ça pourrait vraiment valoir le coup qu'on s'y penche pour de vrai. Des années à avoir tenté de s'échapper de tout ça pour un ailleurs plus excitant. Alors qu'en réalité, je l'avais sous les yeux. Toute cette merde de snobinard bobo qui tente de vivre comme un clodo dans des soirées Colette, un Marc J accroché à l'épaule. A avoir honte de ses origines, parce que le clinquant manquait sérieusement. J'ai une longueur d'avance. Le complexe du riche sur le bout de la langue. Je m'en contre carre de leurs histoires de toxico et de leurs galères dans le 16e. J'ai pas la science infuse mais le sale qui coule dans les veines. Et ça, ça vaut toutes les filles à papa, comédiennes perchés sur leur Yves St Laurent shoes high heels, à faire voler le carton d'invit' pour les after Castelbajac en chialant pour un fix à l'efferalgan d'héroine. Des petits con(ne)s, qui se font sacrer empereur parce qu'ils causent de la décadence du fric et de la gloriole du riche. Toujours le mêmes histoires en boucle, avec pour fond marketing des mots stylés qu'on oublie une fois la page terminée. Des gens qui boivent et qui dégueulent, genre ils ont inventé le concept.
Ils m'ennuient...
***
EDIT: En état de choc, The Boring Shit nous la joue mode féniasse. Alors pour palier à cette erreur monumentale, (nan, Garbage n'a pas repris le coup) la rubrique ON A VU, remix by Frances Bean, en direct sur le Culture Slut.
_GOSSIP GIRL +01 {on a vu}
S. se casser la gueule sur 9cm de talons en plein supermarché. L. vider une bouteille de vodka tout seul en attendant la cure de désintox. P. se demander si ce pantalon ne lui fait pas effectivement un gros cul. J. se faire draguer par un enfant de cinq ans tandis que le père a tout autant le regard libidineux. D. se faire faire un tatouage bourré et se réveiller le lendemain matin avec "maman je t'aime" sur le torse. A. ouvrir un livre et appeler paniqué parce que wtf, où sont les images?
the shoppings . tu fais quoi dans la vie?
27.01.09
eat my banana

I CAN'T TELL YOU HOW TO LIVE YOUR LIFE
BUT I KNOW HOW TO LIVE MINE
I TAKE HOME PRETTY THINGS I LIKE
AND BABY YOU ARE SO FINE
YEAH I COULD GIVE YOU EVERYTHING YOU NEED
WITH JUST ONE TOUCH OF MY HAND
BUT I SWORE I WOULD NEVER FALL IN LOVE
WITH A BOY IN A ROCK AND ROLL BAND
Putain le Terryworld, c'est vraiment quelque chose. Et croyez pas que je suis en train de me la raconter parce que j'ai réussi à le choper pour quasiment que dalle dans une petite librairie d'occaz' cet aprèm. Là, Richardson à me faire de l'oeil avec sa bite sur une pile de bouquins merdiques. Ce fut vraiment une très très très bonne fin de journée. Un peu comme quand le jour où Pete et Kate ont officiellement cassés, pas mieux.
Je songe sérieusement à me replonger dans quelques épisodes de Gossip Girl, parce que c'est franchement pas raisonable de bouder à ce point la moche divine Blair Waldorf, si joliment surnomée "B" (le point commun de ouf, j'ai plus qu'à moi aussi m'habiller en tenue Gucci pour la modique somme de ... nan j'ose pas dire le chiffre, ça me rappelle trop la crise). Au mieux je me jette sur la dernière saison de Lost mais j'ai trop manqué d'épisodes, et je me connais, si je commence, je vais plus pouvoir m'arrêter. Et je dois vraiment m'arrêter, parce que niveau gavage de séries, j'atteins des records en ce moment. Le streaming va m'exterminer.
Une soirée de plus à me montrer ultra productive devant la téloche, avec plein de pop corn et environ dix bouteilles de Cherry Cola en guise de bouffe pas du tout calorique. Faudrait envoyer le tuyau à Lindsay Lohan pour qu'elle stoppe un peu là. Parce que nager dans ses leggins, c'est jamais bon signe.
b-52s . pump
bless my soul

To me, bad taste is what entertainment is all about. If someone vomits
watching one of my films, it`s like getting a standing ovation. But one
must remember that there is such a thing as good bad taste and bad bad
taste.
-JOHN WATERS-
25.01.09
miss peaches, spit those marbles out...oh sorry! i didn't notice it was your cheeks.

J'ai supprimé la note précédente. Tellement elle me paraissait superflue et conne. Des envies de godriole et de tranquillité pour une fois. Sans se soucier du mauvais et tout ce qui va avec. Quelque chose de simple, qui n'appelle pas à de la constante recherche pseudo intellectuelle de mes couilles. Faut dire que ça me prend souvent en ce moment. C'est bien.
Grosse discussion hier avec une socialista-tra-la-la-je-sais-pas-quoi en herbe qui après avoir lu mon blog en long en large et en travers s'est, je cite " sentie offusquée par le peu de respect dont je faisais preuve envers les fans de mode et de rock". Je me suis contentée de loler devant mon ordinateur en attendant qu'elle termine son speech sur la liberté du slim. Surtout que bon, je veux bien admettre beaucoup de choses, mais je vois pas en quoi j'ai mis en péril l'avenir du Vogue Magazine.
# Tiens, bouffe une photo de Cory et Peaches, ça te fera du bien.
Ca m'a foutu un sacré coup cette histoire. J'ai essayé de comprendre comment on a pu en arriver là. A se tirer sur la tronche pour des broutilles genre "moi j'ai plus de personnalité de toi, j'ai 3000 chansons sur mon ordinateur". J'ai juste compris que j'en avais rien à foutre de savoir qu'elle possédait un pur Balanciaga Bag pour aller en cours et des Ray Bans rouge trop classe. De même que ses soirées parisiennes de guedin, j'ai expérimenté et putain qu'est-ce que ça pue la loose et le déjà vu à chaque coin de chiotte. Là, à regarder le cul des voisines en s'injuriant l'une l'autre avant de se caliner à coup de "chérie, qu'est-ce que tu m'as manqué" genre grandes retrouvailles. A scruter le moindre look qui passe sous le nez en ricanant comme une demeurée alors que voilà, tout le monde dans la salle porte généralement EXACTEMENT LA MEME CHOSE. C'est un truc que j'ai jamais compris d'ailleurs. L'individualité modesque qu'on nous serre dans un blogspot sur deux. Surtout que j'ai jamais dit que j'aimais pas ça, les trucs de filles, et j'irai même jusqu'à dire qu'il y a des nanas qui exploitent bien la chose. C'est juste les putassas made in plastoc qui me ressortent par les orbites. La créativité qui fout le camp, pour obtenir des clones fringués dans le même falzard. Je crois que c'est surtout le paradoxe compris à même le mot. MODE. A moins que je ne comprenne pas la nuance. Ouais, on va dire ça, pour éviter une tolée générale.
Mais de toute façon, comme je suis pas prête à changer le monde, je vais me contenter de passer la soirée devant la télé, à siroter un cherry cola tout en écoutant des vieux tubes kitsch des années 80. Pas top niveau allure, mais je suis sûre que la robe découpé au niveau du nombril a du potentiel si on l'exploite bien. Elli is my goddess.
18.01.09
angels of the evening
Quand on aime, on ne compte pas.
***
Update légère pour ce soir, genre j'ai des trucs à dire en ce moment. Exlovers découvert il y a quelques instants et déjà c'est l'amour fou. Désolé pour ceux qui connaissent et qui n'apprennent que dalle mais fallait que ça sorte. Clouds (amazing song) en boucle tandis que je commence à sentir du tournant qui vibre sévère sous mes pieds. A t'en faire perdre l'équilibre, les choses s'emboîtent, pour donner une atmosphère pas trop dégueulasse. Du neuf qui brille dans le crâne, avec de l'espoir en guise de bonne foi. Tellement ça peut pas en être autrement, tellement c'est le moment. Là, maintenant, tout de suite. Sans doute pour que dalle, mais y avait tellement rien au départ. A force de s'atomiser de belles promesses, on a fini par les tenir. Quelque chose de décisif, qui laissera pas indemne. S'envoler enfin, quitte à s'écraser méchament sur le sol. Je m'en balance. Tout est avec moi. Enfin.
salty lips
L'envie de se casser qui se fait de plus en plus pressante. D'aller loin dans le nowhere tellement tu sens que tu perds ton temps ici bas. Là, à errer genre no life sur des sites de merde (cf facebook) à regarder profiles sur profiles et réaliser, en vrac, que t'as 4 amis en commun avec Alison Mosshart & Alan McGee (c'est okay, mais pas top), 10 avec Jamie Hince (wtf?), 13 avec Pamela Des Barres (wtf x2), 20 avec Maired Nash de la team Queens Of Noize (on a la classe ou on l'a pas), 41 avec Lisa Moorish (j'ai cherché les profils de Liam et Peter, et que dalle) et alors attention record mondiale avec Tim Burgess, 47 best friends forever dans la même toile. Après ça j'ai fumé une clope tellement ça m'a collé à l'envers tout ça.
Grosse envie de tout envoyer chier. Quelque chose de vraiment puissant. J'ai passé ma journée à regarder cette putain de feuille et pas un mot, pas un seul. Et c'est dingue de voir à quel point plus je m'approche de la fin et plus ça plante au tournant. Se répéter sans arrêt que de toute façon, j'arriverais jamais à rien, que c'est vraiment que de la grosse marade ce truc. Qu'il faudrait que j'arrête de me voir plus haut que je serai jamais. Je pense vraiment ça en ce moment et je me demande si ça serait pas plus sage, au final. Genre laisser l'affaire aux grands et retourner jouer tranquille à la marelle. Y a des choses auquelles faut jamais toucher, c'est ce que mon paternel me disait toujours quand j'étais môme. Je comprenais pas ce qu'il entendait par là mais maintenant, ça me parait vraiment clair. J'ai vu trop fort, trop grand, et c'est la débandade en gros sur ma gueule. Je les entends déjà se marrer au loin, limite à s'en rouler par terre. Et moi, la tronche fixée sur le sol, as usual, à m'engouffrer bien profond dans l'obscurité. Si j'avais encore des larmes, je pense que je chialerai beaucoup à cet instant. Au lieu de ça, je crache sur tout ce qui bouge, pour pas admettre que je suis rien d'autre qu'une larve doublée d'une faiblarde.
NEED HELP qui clignote de partout tant ça t'égratigne la peau.
J'aurai pas de réponses de toute façon.
spinnerette . guetto love
17.01.09
celebrities die

Joan of Arc had style. Jesus had style.
- CHARLES BUKOWSKI -
14.01.09
oh cinderella they aren't sluts like you

BECAUSE ALEX & ALEXA SONT VRAIMENT CUTE. JE PREFERE CA A KATIE ET HOTEL.
Boring je me fais séance manucure by night devant un vieux concert des Libs, à l'époque où Pete aimait Carl d'amour et de sexe (jamais prouvé, donc je m'auto-censure, on sait jamais) et que c'était vachement beau. Des envies de milkshake à la fraise pour faire passer le sale moment. Tellement au point mort depuis des heures, que ça me bousille grave alors je me contente de faire la gueule parce que ça au moins, c'est un truc que je gère bien.
Je fais des ronds de fumée qui tirent autant une sale tronche que moi, et j'essaie de gérer tant bien que mal mon envie folle de prendre un crayon, un papier et de lui cracher tout dans la face. Ouais ouais, je sais déjà ce qu'on va me dire, que je suis qu'une putain de déglonflée. T'inquiète, je le vois bien venir, je t'en veux même pas à vrai dire, c'était même pas pensable que ce soit autrement. La chance passe et je regarde ça peinarde. J'ai pris l'habitude maintenant. Du grand art, y a pas mieux dans le domaine du pur plantage.
gomm . organic unity
13.01.09
sassy and punk


Je me suis raclée la gorge, attendant que ça passe. Pas vraiment maladif mais presque. L'air de rien, j'ai esquivé leur néant à deux balles. En mode silent night, je me suis passé les hell on heels en background. Du garage sifflée sur les ondes pendant que leurs lèvres bougeaient. J'en avais rien à foutre, j'entendais que dalle de leur déballage tant ça m'intéréssait pas. Tu vois, c'est tout moi ça. Gerbable à souhait, quand les bons jours viennent me caresser. Et après, dire que j'ose faire une putain de gueule, offusquée qu'on vienne me claquer sans sciller que je suis rien pas ce qu'il y a des plus aimables quand je m'y mets. Mais ça empêche jamais les gens de venir gratter. Genre y a forcément un truc énorme qui se cache sous le bustier de môme 14 piges. Ca me fait marrer, ces regards foutrac de questions, genre pourquoi elle bouffe pas, et pourquoi elle parle jamais, et pourquoi elle passe tous ces cours à lire des histoires sur des gens qui veulent crever. C'est parce que je suis snob du con, c'est la léthargie tendence du hypeux chiant de base, ouvre un peu un magazine, ça te ferait pas de mal. Au pire écoute un album de Bikini Kill tu comprendras à quoi je suis nourris pendant que tu trippes ta race sur un de ces immondes groupes anglais qui commencent par Cold et finit par Play.
[INTERLUDE. Pardon pour les fans, Chris Martin est énorme. Ca y est, t'as fini de bouder susceptible lecteur?]
Donc j'en étais où? Ouais, à nul part, c'est bien ce qui me semblait. De l'énergie dépensé pour pas grand chose au final, si ce n'est se rétamer violement la tronche d'ici quelques mois. Mais c'est fou comme ça peut te grignotter de l'espoir ce truc. Aucune explication rationelle tellement ça me dépasse. Je me bouffe la cervelle, à chercher sans cesse le bon mot, la bonne phrase. Un temps de dingue pour seulement quelques lettres qui, une fois assemblées, ne ressemblent jamais à rien, ou si peu, quand j'ai de l'optimisme qui déborde. Et puis je me prends à rêver et ça c'est mauvais. Rêver, c'est le meilleur moyen de se faire bobo plutôt sérieusement. Y en a qui disent que c'est beau, les rêves, mais moi je vois toujours ça d'un sale oeil. Style ça me laisse toujours sur le carreau. Je vais arrêter de rêver, juste quelques temps. Ca va me calmer.
[INTERLUDE N°2. Note à moi-même: si je veux vraiment me calmer, faudrait que j'arrête la caféine, ça serait déjà pas trop mal.]
La neige a totalement fondu. J'ai vu ça en sortant ce matin. J'ai trouvé ça vraiment nul. J'aimais bien marcher et entendre craquer les flocons sous mes pieds. J'ai beaucoup de choses à faire, de gens à voir. Ca m'emmerde parce que je veux voir personne en ce moment. Je voudrais bien que le soleil revienne un peu. Des envies d'Angleterre aussi. J'ai mal à la tête. Je devrais dormir. Je devrais également updater un peu moins. Faire comme avant, une note tous les 36 du mois. Peut-être même me casser d'ici et ouvrir ailleurs genre page intimiste sur blogspot.com. J'en sais rien. Et la bouteille de Cherry Cola qui est vide.
[INTERLUDE N°3. La vie fait vraiment chier des fois.]
chevelles . stacey loves cocaine
