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SHE'S SCARED TO JUMP BUT TERRIFIED TO STAY

Après le come back d'Asia, je refous un peu de Drew Barrymore dans le listing "never be forgotten, always in our hearts". Je dis ça mais en même temps, elle a pas crevé la môme. Mais c'est tellement la faute à tous ces blogs avec ces visages si fades qu'on aura oublié dans trois jours grand max qui me donnent un sacré coup de nostalgie dans la gueule. Et puis merde, c'est quoi cette soit disant mode 90s où tu vois même pas de grunge/riot grrl dans les parages, si ce n'est des docs martens impeccables et des petites robes roses à 500 euros le mètre carré? Faut dire que le crâde, ça manque grave, et que là, le glam, ça commence sérieusement à me gaver. Je crois que je suis dans un total retour aux sources, durant la grande époque où j'avais ouvert le Repulsion Box dans un moment d'emmerdement profond. D'ailleurs j'ai une putain d'envie de design à la 20six, là, maintenant, tout de suite. Comme d'une part de cherry pie en fait.

Partie pour une nuit blanche, des envies de trainer mes yeux des heures et des heures devant tout et n'importe quoi ou encore à discutailler sur ma dernière trouvaille en matière de ringardise, ou de branchitude, ça dépend de quel côté on se trouve. A se faire des cernes de junkard tandis que tu prendras le coffee en intraveineuse à interval réguliers, pour pas t'écrouler et faire semblant que everything is alright quand on te demande si tu dors parfois.

De toute façon je suis sur le cul en ce moment. Tellement ça se bouscule dans mon crâne et je laisse tout ça sur le côté, vraiment. Avant, je me serai assise dans le noir et j'aurai ruminé le truc jusqu'à pas d'heure, oscillant d'un extrême à l'autre, à faire passer le pire des borderlines pour un mec super bien calibré sur la vie. Mais là, que dalle. Je me contente de regarder ça de loin, limite je m'arrange pour que ça dégage vite fait bien fait. Même si j'aligne les journées pourries, voire interminables quand j'ai de la chance à revendre, y a ce je ne sais quoi qui me fait tenir. Ce truc au creux du bide, que t'avais oublié depuis bien trop longtemps maintenant. Même si ça vaut pas tout l'or du monde, c'est un début comme un autre, avec ses bas mais aussi ses hauts. Et c'est ça qu'il faut enfin saisir au vol. Sans avoir cette foutu peur de s'écraser au sol. C'est la règle du jeu, accepter n'a jamais fait claquer quiconque.

Des magazines sur le sol. Des vieux NME qui côtoient des Citizen K et autres. Je me dis que ça fait une éternité que j'ai pas fait de vrais et grands collages. Je crois que je vais m'y remettre. Et puis penser aussi à acheter le carnet, en priant de toutes mes forces pour qu'il y soit encore. Vraiment quelque chose de beau, loin de la folie Moleskine qui prend tout le monde en ce moment. Quelque chose de bien vintage, avec une belle couverture en cuir marron. Ouais, ça serait vraiment parfait. Tellement j'ai envie de ça en ce moment. Ce mot, sans arrêt. Que tout soit parfait. Ca raisonne dans mon crâne à longueur de temps. Comme si mon subconscient avait peur que j'oublie, il hésite jamais à refoutre ça sur le tapis. Que tout soit parfait... Ca pourrait le faire...

pete doherty . broken love song