I WANT MY KATE MOSS _ [culture slut]

new york city's very pretty in the night time

samedi 3 janvier 2009

beauty lies in the eye

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Putain de loose. Ca nous pend aux tripes, genre sale destinée. A zoner du côté de nul part, pendant qu'on bave devant l'inutilité fait homme. Et on en redemande, toujours plus vite, toujours plus loin. Sans se douter du mal qu'on s'inflige mais ça fait tellement de bien. De se caser au sommet de notre art, à cracher nos boyaux en guise de bonne foi. Comme un connard de manège, qui tourne, qui tourne, et qui nous fait valdinguer je sais même pas où. Mais on s'en branle, ça nous fait tituber grave et c'est bien connu que de marcher à la Kate Moss c'est glam. Alors on glamorise un max, yeux dans le vide et cigarette qui crame. Avec beaucoup de que dalle dans la cervelle et les mains atrophiées par la flemme. Et c'est presque un combat de chaque instant ce truc. Le pire dans l'histoire, c'est que ça nous fait marrer. Et si on se voyait autrement, peut-être qu'on en crèverait.

Y a pas de leçon à en tirer, en tout cas c'est ce qu'on dit pour se foutre la conscience tranquille. On the road devant l'éternité qui nous tend les bras. Dis comme ça, c'est vrai que ça fait solennel mais y a de l'idée. Se ronger des heures durant, à laisser filer le temps parce qu'on sait faire que ça. Y parait qu'il faut apprendre à se poser, et faire des choses pour une fois. Et même que le bonheur, il en découlera. Foutaises. Mais peut-être que c'est juste cette trouille dévorante qui me fait causer. Pour pas m'écraser la gueule contre un mur béton armé. Et ce que je vois pas, c'est que malgré ça, j'y fonce quand même, pour les mauvaises raisons.

2008 fut pathétique, 2009 sera grandiose. C'est ce que je me suis dis ce matin à moitié broyé en me regardant dans la glace. Sans ressentir la honte de ma stupidité profonde. Comme une môme qui réclame un peu d'attention. Mais c'est ce que je dis toujours, à chaque début d'année. Et la fin est toujours la même, et 2010 recommencera tout aussi pareillement.

Je crois que j'apprends rien, à part peut-être à briller dans le minable. Et c'est pas faute d'avoir essayer. Ou peut-être que si, mais ça, je crois qu'on le saura jamais. Ou peut-être un jour prochain, quand la roue tournera enfin. Parce qu'il parait qu'elle tourne, pour chacun d'entre nous. Là-dessus j'ai des doutes mais je préfère attendre et voir. Même si je le sais, que c'est rien qu'une putain d'erreur. Comme un truc, vraiment plus fort que soi.

Je sais pas si je vais finir par faire les choses bien.

sonic youth . shadow of a doubt

Posté par frances b à 04:56 PM - 002: THE COBRA KILLER - Permalien [#]