evu_beyonce_rocks_world_09

LET'S HAVE SOME FUN THIS BEAT IS SICK
I WANNA TAKE A RIDE ON YOUR DISCO STICK

Je me suis sentie hyper nerveuse toute la journée. Je me suis mise à pleurer comme ça, sans aucune raison, et quand ça m'arrive, je me sens vraiment conne, là, toute seule, à chialer pour rien. C'est peut-être parce que je suis pas foutue de m'écouter, ou alors le contraire, je sais pas vraiment, la frontière est mince quand on y pense. Je suis quelqu'un de complexe et j'assume jusqu'au bout des ongles. De toute façon, j'ai jamais forcé personne à suivre, alors je vois pas trop le souci. J'ai causé avec ma mère cette aprèm, après qu'elle m'ait tendu cet article sous la gueule, avec cet air qui en disait long. "Mais bordel, t'en as tellement dans le bide. Pour faire ta chieuse, tu sais nous la jouer diva mais dès qu'il s'agit d'agir, y a plus personne". Tais toi et fais, c'est un peu mon credo manqué depuis des années. J'admire le style. Même ma déchéance, elle est merdique. Tu vois le tableau. C'est de la journée glandage, subliment bien orchestré. Je me lève, je vais pisser, et je retourne au lit. Bon, des fois je mate des films intelligents, mais la plupart du temps, je me bidonne grave devant des mauvaises parodies hollywoodiennes parce que je m'y retrouve quand même vachement. La crise, la vraie. Du pure délire. J'ai même voulu arrêter le blog, pire que pathétique. Parce que j'en arrive à un point où tout ce que je fais me répulse. C'est long, c'est chiant, et pourtant ça se croit brillant. J'aligne ma connerie autant qu'une pute qui vient de se faire un cachet de milliardaire. Et là, je réalise que je vais encore signer un gros pavé et ça m'énerve. C'est le bordel mais faut pas que je laisse filer tout ça. C'est ce qu'on me dit à longueur de temps, vraiment. Mais plus ça tourne dans mon crâne, et moins j'arrive à foutre le doigt sur le truc que je dois apparemment garder. Donc l'humeur n'est pas géniale et j'ai même pas de clopes pour faire passer tout ça.

Je suis fatiguée à un point, je comprends même pas pourquoi je reste debout. Je contourne la chose, parce que ça me fait peur en ce moment. A peine je pose la tête sur l'oreiller que je commence à faire des promesses à la con, genre demain, ça va changer. Mais je me réveille le matin, et vous savez quoi? C'est toujours cette même merde qui vous prend aux tripes. Et tout ce que j'ai envie de répéter, inlassablement, c'est un gros vos gueules à celles et ceux qui se ramènent, avec leurs beaux discours bien crachés dans ta face, et leurs petits slogans pourris que j'ai même pas envie d'écrire tellement ça pourrait m'écorcher les mains. C'est mes rêves qui m'ont rendu comme ça. Ils m'ont tout fait, sauf du bien. Et je m'en veux de m'être laissé bouffer par tant de conneries. A se demander si c'était pas ça, mon destin, en somme. Un peu de douleur, mélangé à de la haine. Parce qu'il est là, le constat. Je me hais à en gerber. Et pas dans le rayon adolescence crisis à deux balles où tu te coupes les poignets avec une feuille de papier. Ou peut-être que si, au final, chacun vit son drame, on a qu'à tous baisser la tête et marcher en silence parmis la foule et voir si le bonheur est pas à la portée de n'importe quel abruti qui gère mieux que toi.

C'est si bon d'avoir touché le fond.

the walkmen . the rat