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Trois piges à se renifler comme des chiennes enragées. A s'en envoyer des belles histoire de voir laquelle de nous deux est la plus dépravée. Connasse, t'as jamais compris que c'était pas convenable? Putain je me croyais dans un freak show avec cette histoire. Tiens, bouffe ma vie trop dégueulasse et chiale d'etre aussi fade. Qu'est-ce que j'en avais à branler, moi? Ab-so-lu-ment-que-dalle. Au début, c'était drole quand meme mais ça a fini par devenir trop hardcore softporn à mon gout. Pas que j'aime pas quand ça cherche la cogne mais si c'est pour le faire, autant en chier en live. Tu vois, caméra braquée sur ta tronche, attendant le coup de poing qui va bien t'étaler par terre, avec une musique qui maintient bien le suspense, ect. Nan mais sérieux c'était quoi ce trip à deux balles? J'avais pleins de théories foireuses à l'époque mais aujourd'hui, j'ai tout oublié. Pourtant, de ce qui me reste, ça me paraissait plutot cohérant mais vu de loin, ça m'emmerde profondément. Parce qu'il faut se rendre à l'évidence, on s'est pas bousillé nos vies non plus. On s'est bien baladé avec nos sacs à ordures, genre pretes à se les foutre sur la gueule. A n'importe quel moment du jour et de la nuit, comme s'il ne restait plus que ça pour tenir debout. Regarde maman comment je suis trop brave. Ouais, vraiment de quoi etre fière. Ou pas. Mais quand y a plus vraiment le choix. Gerber les derniers mots, une bonne fois pour toute. Se débarrasser de ce qui gène, alors que c'est pas grand chose. Pas insurmontable mais nécessaire. Autour de soi, le vide. Quelques souvenirs malgré tout. La peau qui se met à bruler. Un peu de douleur passée. Et puis voilà. Comme si de rien était. Sans connaissance, une silhouette vague. Je l'ai attendu cette scène, pendant si longtemps. Je croyais à un peu plus de sentiments. Des interférences puis le silence. J'ai toujours aimé les adieux déchirants. Où on passe son temps à hurler, quelque chose de violent. J'ai toujours trouvé ça plus sain que de garder sa colère dans les trippes. Meme si c'est pour qu'on te claque mandale sur mandale. J'ai jamais regretté, meme quand tout devenait noir. A bout de souffle. Pretty face going to Hell.

"Mes parents détestaient les gens créatifs. Ils détestaient les artistes. Les artistes tuent les présidents. Les artistes sont des dégénérés: des losers, des homosexuels, des dégénérés, des losers, des communistes, des losers, pauvres, affamés, mal aimés, vieux, miséreux, jeunes, détestés, riches, immatures, des dégénérés, des losers, des pédophiles, des obsédés sexuels, sous-développés, impuissants, des coureurs de jupons, des nymphomanes, des putains, des losers".

Maureen Medved, The Tracey Fragments

       

saint etienne . only love can break your heart