C_Love_HERI138_08_LOW

LAST NIGHT I DREAMT THAT SOMEBODY LOVED ME
NO HOPE NO HARM JUST ANOTHER FALSE ALARM

J'ai l'existence minable. A poser du regard blasé sur chaque coin de table. Comme si ça pouvait me sauver d'un truc qui m'échappe ou du moins me donner un semblant de grâce. Je sais pas trop comment ça a commencé tout ça, si c'était quelque chose que j'ai déclanché. Genre ça te tombe sur la gueule un matin alors que t'avais rien réclamé. J'ai jamais cherché les raisons à tout ce bordel pourtant y a un moment où ça fait mal et dans ce cas là, tu peux plus ignorer ce qui se trame. J'étais pas une mauvaise fille pourtant, j'avais toujours bien fait comme il fallait. Des jolies robes babydoll et des petits godasses vintage pour môme à la masse. Tout le monde qui se fout de ta tronche à la récré parce que t'as une lunchbox rose et la photo d'un mec au cheveux longs collé sur ton cahier. S'en bouffer chaque jour, limite si tu tenais debout. Au final, tu peux en vouloir à personne si ce n'est qu'à toi même. Rester là, à regarder tout ça un milliers de fois. Comme si t'allais tomber sur le moment où tout a basculé. Mais on peut pas revenir en arrière. Et t'as beau repasser le film à l'infini, rien ne bouge, parce que rien ne doit bouger. C'est un peu du grand n'importe quoi quand t'y repenses. Mais il te reste tellement rien, entre ceux qui t'ont lâché et ces autres que tu déçois un peu plus chaque jour. Alors on oublie, picole and cie. Jusqu'à ce que son corps ferme sa gueule. Histoire d'effacer la douleur.

* Un bouquin d'Ellen Von Unwerth, avec tes deux amours page après page. Et puis un mini sac de hype, pour te la jouer branché dans des soirées où tu te contenteras de baver sur le fils que Pete et Carl auraient tellement aimé avoir. MERCI LES FILLES.

the smiths . pretty girls make graves